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22/02/2021

313.

Ana avait accepté de rentrer la première dans les explications, puisqu'elle l’avait suivi, Esteban. Elle a commencé par la soirée chez « la Anselma », elle en gardait les odeurs ambrées et le parfum des verres de Jerez que Raquel et elle avaient multipliés pour aller trouver les musiciens après le concert. Raquel et son joueur de cajón s’étaient quittés au petit matin pour ne plus jamais se revoir sans que aucun des deux n’en souffre ; Esteban, lui, avait raccompagné Ana chez son amie et l’avait laissée sur le perron en lui demandant s’il pouvait la revoir. Ce qu’ils firent le lendemain, puis le jour d’après, celui d’après encore… Elle ne dit pas aux autres, Ana, que c’était parce qu’il l’avait laissée  qu’elle en était tombée  folle ; c’est peut-être pour ce qu’on ne fait pas qu’on est doublement aimé. La part de l’inconnu est multipliée, quand les codes sont inversés et les objectifs envisagés autrement que dans l’immédiat. Une grande partie du discours amoureux est projetée dans un avenir qui n’aura pas de corps, pensai-je en l’écoutant : pour Ana, c’est le présent, en dehors de son anachronisme. Sous l’effet de l’émotion, les amoureux appellent ça une évidence, sans savoir qu’ils en galvaudent le sens. Pour Ana, dont les rêves d’enfant avaient été anéantis, ce n’était pas une bonne fée  qui se penchait sur un berceau qui, de toute manière, en avait déjà été largement pourvu : c’était vraiment une évidence, la réalisation sous ses yeux de ce que sa vie allait pouvoir être.

Extrait de "Charlotte Sometimes", inédit destiné à le rester.

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21/02/2021

314.

Cette phrase entendue dans le métro et jamais oubliée : "Dis-moi c'est qui si tu sais c'est qui".

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20/02/2021

315.

Je rêvais d'écrire un roman contenant les mots Arkhangelsk et encadrement. J'y suis presque.

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19/02/2021

316.

Cette amie chère qui me dit hier vouloir racheter la Brasserie Georges, à Lyon, uniquement pour y afficher, en grand, les pages que je lui consacre dans mon roman russe.

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18/02/2021

317.

Toi à la danse, moi à l’édifice, tu m’accompagnes déjà, comme une contrainte libératrice ; car si j’ai enfin le courage et l’envie d’ouvrir cette brèche que je sens nécessaire à mon bonheur, c’est avec toi que j’aimerais l’explorer pas à pas, comme un voyage intérieur. Vers la lumière.

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17/02/2021

318.

Je me souviens de Harry Bloch.

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16/02/2021

319.

Un message de mon éditeur, hier.
A propos de "Aurelia Kreit" de Laurent Cachard, une lecture enthousiaste de rose_lit_aja sur Instagram :
 
ak frontignan.jpg"Digne des plus grandes sagas familiales, on découvre avec bonheur ces personnages qui n’ont commis qu’un seul crime : être Juifs dans une Ukraine en proie à la misère... Ils n’ont qu’une solution, fuir avant d’être massacrés comme tant d’autres avant eux.
Je suis fascinée par ce livre, par la documentation énorme dont Laurent Cachard s’est servi pour nous permettre d’être aux côtés de ces deux familles en fuite. Que de découvertes !
Je découvre un pan de l’histoire, celle de l’Ukraine, que je ne connaissais pas. Une seule envie : découvrir ce pays et ces artistes (peintres, écrivains...)...
Et puis cette immense tristesse, une fois encore, à propos du sort des Juifs accusés par des plus pauvres qu’eux d’être à l’origine de tous leurs maux... accusés jusqu’à la torture et la mort et toujours voués à l’exil.
On suit deux familles, qui, à chaque installation, quand tout semble aller bien, sont obligées de repartir pour échapper au destin que d’autres veulent pour eux : la mort.
On découvre les balbutiements de la psychanalyse et des femmes admirables et inoubliables.
De la grande littérature, facile à lire cependant. J’ai retrouvé ce bonheur oublié de lire avec un dictionnaire pour vérifier certains termes et avec Internet pour visualiser des lieux, des personnages...
Personne n’oubliera Aurelia, ni Olga, ni Anton. Et tout le monde aura, souvent, les larmes aux yeux en découvrant ce magistral roman.
Un immense coup de cœur !"

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15/02/2021

320.

confidence.jpg

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