22.05.2008
J'te promets la lune
Je trouve la newsletter de Kent qui annonce la disparition de son manager et celle, tristement conjointe, de Jeff Bodart, que j'ai découvert au théâtre de la Croix-Rousse il y a quinze ans peut-être et dont j'apprends seulement quelle a été la vie. Ce mec-là était chaleureux sur scène, en plus de ça, il avait une chanson qui ne m'a jamais quitté, en mémoire, que je n'arrive pas (encore) à retrouver, qui disait simplement; "je te jure, ça vaut toutes les aventures, j'te promets la lune". De quoi se dire qu'il est allé retrouver celui de la ballade de Johnny et la lune... Ouais, ça fait quelque chose...
le mot de Kent :
"Un con a dit un jour "un malheur n'arrive jamais seul". Depuis d'autres cons reprennent la maxime lorsque le hasard joue les salauds.
J'ai appris la disparition de Jeff, Jeff Bodart, sur le chemin du retour du cimetière Montmartre où nous venions de faire nos derniers adieux à Max Amphoux.
Jeff était dans le coma depuis plusieurs jours et sa survie relevait du miracle palliatif. Il avait été retrouvé inconscient, en bout de parcours frénétique, celui qu'il a toujours suivi sans ménagement aucun. On se demandait, on se demande encore, éberlué, comment il tenait le tempo tout en triples croches qu'il s'imposait 24 heures sur 24. La demi-mesure n'était pas de mise dans son existence. Il ne se voyait pas finir en papy ni même en papa. Il voulait goûter à tout, sans contrainte, à l'endroit et à l'envers. Il débordait d'enthousiasme pour les projets les plus fous. "La pêche, la pêche !" scandait-il rigolard pour nous faire avancer quand nous aspirions au hamac. Ses connaissances me laissaient pantois. Le savoir élémentaire et les derniers gossips, la géopolitique internationale et le plug-in du jour, il assimilait tout. Il était aussi le tonton de tous nos mômes. Il était l'ami qu'on rêve tous d'avoir. Et c'est peut-être ce rêve qui l'a tué. Il ne s'y est jamais soustrait, multipliant au paroxysme les liens autour de lui, de l'aube à l'aurore, usant, pour se faire, de tous les expédients calorifiques qui puissent se mettre en bouteilles. Toujours partant, toujours d'accord, même avec le danger.
La musique ne lui a jamais accordé la renommée qu'il souhaitait. Il en souffrait, sans nul doute, mais se gardait bien de l'étaler. Il arpentait les scènes en dératé, tellement désireux de donner du bon temps au public comme à ses proches. Son énergie communicatrice calcinait parfois de très belles chansons qui ne demandaient qu'à être écoutées. Mais c'était plus fort que lui, il avait l'empathie pyromane. Il y a longtemps, dans sa tête de gosse, son caractère passionnel s'est mis en auto-allumage. Derviche électrisé, il a éclairé, illuminé, réchauffé toutes les rencontres qu'il a faites jusqu'à se transformer en nova, jusqu'à l'effroi, le franchissement du point de non-retour.
Je me souviendrai toute ma vie de ce soir de janvier 2007 pluvieux et violent, aux alentours de la gare de Bruxelles Midi où j'ai vu Jeff pour la dernière fois. Non pas le pantin ivre qui m'a pris dans ses bras en riant, mais celui qui avait perdu le contrôle de son être et qui apparaissait en fulgurances douloureuses au fond de son regard perdu. Apparaissait, disparaissait, apparaissait, disparaissait, happé par une centrifugeuse dévastatrice. Je l'ai laissé là, mortifié et impuissant. Je ne pouvais tellement plus rien.
Je me souviendrai aussi et davantage de ce trublion qui a déboulé 20 ans plus tôt aux studios ICP où je démarrai un enregistrement. Il était fan de la première heure, on s'est serré la main chaleureusement. Le soir nous étions inséparables. Tavernes, baraques à frites, Mer du Nord, Prague, Edinburgh, Montréal, New York, la Croix-Rousse, l'an 2000... Toutes ces nuits blanches et belles, ces équipées ! Et puis ses casquettes et puis son chapeau.
Allez, les gars ! La pêche, la pêche !"
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15.05.2008
Happe...
Immense concert dudit Bashung, hier à l'Auditorium... Une émotion permanente due à cette maladie qui l'a rongé mais qui, aux dernières sources, lui offrirait une rémission suffisante pour qu'il continue de nous enchanter d'une voix à nulle autre pareille. Et quel enchaînement! Que de morceaux essentiels à qui connaît la chanson française : en trois temps, s'il ne fallait citer "que" ça, du nouveau "Résidents de la République" à "l'Apiculteur", en passant par le mythiquissime :
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13.05.2008
En concerts...
Demain, je vais voir Alain Bashung à l'Auditorium. J'en profite pour laisser la trace ici des nombreux concerts auxquels j'ai assistés depuis ma tendre adolescence. La liste est longue, et parfois surprenante...
1- 08.05.1985 bulle Tony Garnier Tears for fears
2- 11.06.1985 bulle Tony Garnier Depeche Mode
3- 05.12.1985 Palais des sports Gerland Simple Minds (+ TheWaterboys)
4- 13.02.1986 Alpexpo Grenoble Simple Minds
5- 10.03.1986 Palais des sports Gerland Elton John
6- 19.06.1986 Villeurbanne Stephan Eicher (+Dyplomatic)
7- 05.10.1986 Lyon (quais de Saône) Jean-Michel Jarre
8- 29.10.1986 ENTPE Vaulx-en-Velin Everything but the girl
9- 08.11.1986 Palais des sports Gerland, Eurythmics (+ Hipsway)
10- 20.12.1986 Limonest Aurélia Kreit
11- 10.02.1987 Vaisseau Public le Voyage de Noz
12- 11.02.1987 Université Lyon II Crabs, Molière et les radiomanes, Dimsi Comedi, Dyplomatic
13- 22.02.1987 Café-théâtre de la Graine Aurélia Kreit
14- 17.03.1987 Université Lyon II On-Off
15- 04.04.1987 Hot-Club Lyon Blue-Bossa
16- 10.04.1987 Bourse du travail Aurélia Kreit, Autograph
17- 07.05.1987 la Cigale The introduction, le Voyage de Noz
18- 16.05.1987 INSA, Crabs, les kakous, Aurélia Kreit
19- 04.07.1987 Hippodrome de Vincennes, Paris U2 ( + The Pogues & UB40)
20- 18.07.1987 Espace Richter de Montpellier U2( + B.A.D, UB40,&The Pretenders)
21- 12.10.1987 CCO Villeurbanne, Toy Dolls (+ Rokocab)
22- 02.12.1987 Bourse du travail Marc Seberg
23- 03.12.1987 Bourse du travail Suzanne Vega
24- 08.12.1987 Salle Victor Hugo le Voyage de Noz
25- 27.01.1988 ENTPE Vaulx-en-Velin Stephan Eicher
26- 29.01.1988 Bourse du travail Berurier noir ( + Sourire kabyle & Haine Brigade)
27- 26.03.1988 Bourse du travail The Pogues
28- 31.03.1988 Université Lyon II Dyplomatic
29- 15.04.1988 Eurexpo (meeting de François Mitterrand) Charles Trénet, l’affaire Louis Trio, Didier Lockwood, Guy Bedos
30- 06.05.1988 CCO Villeurbanne Aurélia Kreit ( + Fred Oscar et Chimpanzés)
31- 17.06.1988 Villeurbanne (les Eclanova) Stephan Eicher ( + Gestalt )
32- 20.06.1988 Eurexpo Johnny Clegg ( + les têtes brûlées )
33- 17.07.1988 théâtre antique de Fourvière Barbara
34- 02.09.1988 Wembley stadium, London (Human rights now) Youssou N’Dour, Tracey Chapman, Peter Gabriel, Sting & Bruce Springsteen
35- 14.03.1989 Transbordeur Niagara
36- 24.03.1989 Transbordeur le Voyage de Noz ( + Leverland )
37- 30.05.1989 Palais des sports Gerland Simple Minds ( + The Silencers )
38- 05.07.1989 Parc des Expositions Avignon Simple Minds ( + The Silencers )
39- 05.11.1989 Halle Tony Garnier Paul Mac Cartney
40- 12.12.1989 POP Bercy, Paris U2 (+ B.B King)
41- 06.03.1990 Théâtre de Mogador, Paris Barbara
42- 14.03.1990 Théâtre de Mogador, Paris Barbara
43- 21.06.1990 place de la République, Paris The Cure
44- 25.07.1990 théâtre antique de Fourvière Barbara
45- 14.11.1990 Bourse du travail Barbara
46- 08.12.1990 la Cigale Gamine ( + l’enfance éternelle )
47- 08.02.1991 Auditorium Maurice Ravel Léo Ferré
48- 13.03.1991 Transbordeur The Pogues
49- 03.07.1991 Halle Tony Garnier Simple Minds ( + Transvision Vamp )
50- 04.12.1991 le Radiant Barbara
51- 20.01.1992 Transbordeur Stephan Eicher
52- 31.01.1992 le Grand Rex, Paris Jacques Higelin ( + Zap Mamma )
53- 09.03.1992 Halle Tony Garnier Jacques Higelin ( + Zap Mamma )
54- 24.04.1992 POP Bercy, Paris Dire Straits ( + Was not Was )
55- 11.05.1992 Halle Tony Garnier U2 ( + Fatima Mansions )
56- 20.12.1992 Transbordeur Jacques Higelin
57- 26.03.1993 Halle Tony Garnier Jacques Dutronc
58- 31.03.1993 Auditorium Maurice Ravel Serge Reggiani
59- 14.07.1993 Stade Vélodrome de Marseille U2 ( + An emotional fish )
60- 11.11.1993 Théâtre du Châtelet, Paris Barbara
61- 20.12.1993 Transbordeur Jean-Louis Murat (+ Sylvain Vanot)
62- 14.01.1994 Transbordeur Stephan Eicher
63- 04.02.1994 Bourse du travail Barbara
64- 18.03.1994 Transbordeur Kent
65- 17.04.1994 Auditorium Maurice Ravel Charles Trénet
66- 17.06.1994 Villeurbanne (les Eclanova) Kent & Nino Ferrer
67- 03.08.1994 les jeudis du port, Brest Thomas Fersen
68- 30.09.1994 Théâtre de Bourg-en-Bresse Kent
69- 01.10.1994 Transbordeur Philippe Pascale
70- 25.11.1994 l’Allegro, Miribel Jonage Kent
71- 28.01.1995 Halle Tony Garnier Jacques Higelin ( + Loulling system)
72- 22.03.1195 Halle des fêtes de Meyzieu Enzo-Enzo
73- 11.05.1995 B’52 Dominique A. ( + Elliot, Drive Blind & The Pastels)
74- 07.07.1995 Villeurbanne (les Eclanova) Bashung ( + Daran et les Chaises)
75- 18.07.1995 Théâtre antique deVaison-la-romaine Enzo-Enzo & Kent
76- 21.07.1995 Théâtre antique de Vienne Claude Nougaro
77- 26.07.1995 Théâtre antique de Vienne William Sheller
78- 21.10.1995 le Manège, Vienne Jacques Higelin
79- 05.11.1995 Transbordeur, festival Inrockuptibles Katherine, Miossec, My life story, Vic Chesnut, Dominique A
80- 14.11.1995 Transbordeur Enzo-Enzo (+ Kent pour “Tu t’laisses aller » & Bilbao song”)
81- 08.12.1995 Macon, la cave à musique Miossec, Dominique A. ( + Katherine )
82- 15.02.1996 ENTPE Vaulx-en-Velin Miossec ( + Cupidon )
83- 09.5.1996 Euterpe, Villefranche Kent
84- 21.05.1996 Auditorium Maurice Ravel Serge Reggiani
85- 22.11.1996 Théâtre de la Croix-Rousse Kent ( + Jeff Bodart )
86- 23.11.1996 Théâtre de la Croix-Rousse Kent ( + Jeff Bodart )
87- 08.03.1997 le Toboggan, Décines Kent ( + Dominique Caumont )
88- 13.05.1997 Transbordeur Miossec
89- 05.06.1997 Bourse du travail Mano Solo
90- 07.06.1997 Place Bellecour Kent
91- 02.08.1997 Confort, Finistère Gilles Servat
92- 29.08.1997 Vénissieux, la caravane des quartiers Arno
93- 06.09.1997 Parc des Princes, Paris U2 ( + Placebo )
94- 24.10.1997 Théâtre de Macon Mendelson, Bertrand Betsch, Françoiz Breut, Orange Blossom
95- 03.02.1998 Maison de la danse Enzo-Enzo
96- 06.03.1998 Transbordeur Louise Attaque ( + Cornu )
97- 19.05.1998 le Vertigo, Nancy Tue-Loup
98- 20.06.1998 le Kaminküche Ten Feet tall
99- 22.07.1998 Théâtre antique de Vienne Louise Attaque ( + M + Little Rabbits)
100- 09.10.1998 le Radiant Thomas Fersen
101- 31.10.1998 le grand jardin Ten Feet tall
102- 07.11.1998 l’athmosphère Tue-Loup
103- 20.03.1999 Transbordeur Hubert-Félix Thiéfaine
104- 28.04.1999 Halle Tony Garnier Bruce Springsteen & the E-Street band
105- 02.05.1999 Macon, cave à musique Dominique A.
106- 16.06.1999 Transbordeur Enzo-Enzo & Kent
107- 14.07.1999 Théâtre antique de Fourvière Véronique Sanson ( + Clarika )
108- 21.07.1999 Théâtre antique de Fourvière Noa, Stephan Eicher, I Muvrini
109- 26.07.1999 Théâtre antique de Fourvière Jacques Higelin ( + Noz + El Sikameya )
110- 08.09.1999 le Vox, Bourg-en-bresse Doumka
111- 11.11.1999 le Trianon, Paris Jean-Louis Murat
112- 15.03.2000 Transbordeur Stephan Eicher ( + Ron Sexsmith )
113- 28.03.2000 Parc des expositions Bourg-en-bresse Lynda Lemay
114- 31.03.2000 Espace Albert Camus, Bron Thomas Fersen
115- 06.05.2000 le Vox, Bourg-en-bresse Arielle
116- 04.06.2000 le Vox, Bourg-en-bresse Philippe Val
117- 29.09.2000 Théâtre de Macon Jean-Louis Murat
118- 18.10.2000 Bourse du travail Thomas Fersen
119- 02.11.2000 le Ninkazi Kent
120- 01.12.2000 Auditorium Maurice Ravel Nuit du flamenco
121- 15.12.2000 Corbas, le Polaris Jean-Louis Murat
122- 29.01.2001 Bourse du travail Lynda Lemay
123- 01.02.2001 Parc des expositions Bourg-en-bresse Thomas Fersen
124- 27.02.2001 Bourse du travail Renaud
125- .06.2001 Parc des Expositions Bourg en Bresse Mano Solo
126- 08.06.2001 Transbordeur Nick Cave and the bad seeds
127- 21.06.2001 Fête de la musique Bourg-en-bresse Sur les quais (Fred Vanneyre, JC Taillandier & Co.)
128- 30.06.2001 Théâtre antique de Vienne Paco De Lucia ( + Carmen Linares & Manuel Sanlucar)
129- 05.07.2001 le Cœur des gens NADA (Fred Vanneyre & Ahmed Mérabet)
130- 07.2001 Théâtre antique de Vienne Collectif Réfugiés Geoffrey Orema, Idir, Michèle Bernard, Noir Désir, Jacques Higelin ( + guests )
131- 27.07.2001 Théâtre antique de Fourvière Noir Désir ( + Têtes Raides )
132- 19.10.2001 le Briscope, Brignais Kent
133- 15.11.2001 le Toboggan, Décines William Sheller
134- 21.03.2002 Transbordeur Brigitte Fontaine
135- 27.03.2002 Transbordeur Miossec
136- 29.03.2002 Transbordeur Arno
137- 13.04.2002 Transbordeur Jean-Louis Murat
138- 30.05.2002 Place des Terreaux, rassemblement contre l’extrême droite Zenzila, Thomas Fersen, Dominique A, Têtes Raides, Noir Désir, Yann Tiersen
139- 03.07.2002 Théâtre antique deVaison-la-romaine Noir Désir
140- 27.10.2002 Transbordeur Morrissey ( + Sack )
141- 19.12.2002 Halle Tony Garnier Autour du blues (Francis Cabrel, Michael Jones, Paul Personne & Co.)
142- 02.04.2003 Transbordeur Christophe
143- 17.04.2003 Amphithéâtre Lycée horticole de Dardilly Nicolas Nourrit
144- 05.08.2003 Théâtre de la Mer de Sète Paco Ibañez & Georges Moustaki
145- 09.08.2003 Larzac 2003 Manu Chao ( + Clotaire K, Gilles Martin et autres…)
146- 26.09.2003 l’Expressionniste David Fantastique
147- 02.10.2003 le P’tit truc David Fantastique
148- 04.10.2003 Théâtre de la Croix-Rousse Kent
149- 11.10.2003 l’Expressionniste Bernard Pinet
150- 16.10.2003 Transbordeur Bénabar
151- 06.11.2003 Ninkasi Jean-Louis Murat
152- 07.11.2003 Librairie « Passages » Kent chante Starshooter (concert acoustique)
153- 13.12.2003 TNP Villeurbanne, « les langagières » Paco Ibañez
154- 13.02.2004 Festival flamenco Caja Madrid, Auditorio de la Casa Encendida Javier Conde ( + Maria José Perez y Paco Javier Jimeno)
155- 22.07.2004 Théâtre antique de Vienne Jeanne Cherhal, Miossec & Thomas Fersen
156- 24.07.2004 Théâtre de verdure – Aix-les-Bains Miossec & Bénabar (+Fred)
157- 27.07.2004 Théâtre antique de Fourvière Bebo & Cigala (+ Orquesta Aragon + William Vivanco)
158- 19.10.2004 Salle Rameau Jean-Louis Murat
159- 29.10.2004 Aréna de Genève Paco de Lucia
160- 12.11.2004 Transbordeur Cali
161- 28.11.2004 Transbordeur Miossec
162- 15.12.2004 Casa de la Musica, La Havana Michel Maza
163- 15.03.2005 Auditorium Maurice Ravel Arno
164- 17.03.2005 Vaulx Jazz Festival Carlos Maza Cubano Quintet (+ Tony Martinez & The Cuban Power)
165- 19.03.2005 Ninkazi KO Jean-Louis Murat ( + Nicolas Nourrit)
166- 26.03.2005 Salle Rameau Flamenco Hombres
167- 30.03.2005 Bourse du Travail Véronique Sanson
168- 19.05.2005 Ninkazi KO KENT (+Fred Oscar)
169- 20.07.2005 Théâtre Antique de Fourvière Luz Casal (+ projection de « Tacones lejanos »)
170- 05.08.2005 Stade Charles Erhmann, Nice U2 (+ Zuttons + Keane)
171- 4.08.2005 Salle des fêtes de Parves Joe et son calcul rénal
172- 15.10.2005 Zénith Sud de Montpellier, « la noche del flamenco puro » Duquende + Tomatito + Joaquin Gilo
173- 25.10.2005 Transbordeur (TransClub) Nicolas Nourrit (+ Jean-Charles Daclin)
174- 10.02.2006 Transbordeur Cali
175- 16.03.2006 Transbordeur Les Têtes raides
176- 17.03.2006 Bourse du Travail Al Andalus
177- 7.07.2006 Musilac Aix les Bains la Grande Sophie, Anaïs, Starsailor, Dionysos, Simple Minds, Cali, Texas
178- 14.07.2006 les Escales de Vénissieux Raúl Paz
179- 17.07.2006 Théâtre antique de Fourvière The Strokes (+ Adam Green)
180- 21.07.2006 Jazz à Junas Olivier Roman-Garcia / Lionel Suarez
181- 23.07.2006 Festival Radio France Montpellier Dee Dee Bridgewater
182- 25.07.2006 Théâtre antique de Fourvière Paco De Lucia
183- 31.07.2006 Arènes de Vic-Fézensac Oscar D’Leon (+ la Charanga Contradanza)
184- 12.08.2006 Festival les Nuits du Sud, Vence Mory Kante (+ Minino Garay)
185- 19.09.2006 Salons de l’hôtel de ville, Lyon Javier Conde
186- 28.09.2006 Théâtre de Vénissieux Javier Conde
187- 15.11.2006 Ninkazi KO Jean-Louis Murat
188- 04.04.2007 Ninkazi KO Interzone (Serge Teyssot-Gay + Khaled Ajmadjani)
(+ Antiquarksduo)
189- 8.05.2007 Parc des Expositions Saint-Etienne Jacques Higelin (+Abd Al Malik)
190- 22.05.2007 Transbordeur Stephan Eicher
191- 01.06.2007 Double Six Deuce (+ Maybe baby)
192- 11.06.2007 Casino Le Lyon Vert Michel Delpech
193- 22.06.2007 Festival Y salsa (île Barbe) Oscar D’Leon
194- 24.06.2007 Festival Y salsa (île Barbe) Orquestra Matanga
195- 14.07.2007 Les Escales de Vénissieux Abd Al Malik
196- 16.07.2007 Théâtre antique de Fourvière Compañia Maria Pages
197- 21.07.2007 Théâtre antique de Fourvière Brigitte Fontaine, Arno (+Khaban’)
198- 29.07.2007 Arènes de Vic-Fézensac Africando & Willie Colon
199- 30.07.2007 Arènes de Vic-Fézensac Manu Chao Radio Bemba Sound System
200- 03.08.2007 Théâtre de la Mer de Sète Los Van Van (+ Son Reinas)
201- 17.08.2007 Festival de Contrebasses de Capbreton Israël Lopez Cachao & friends
202- 7.02.2008 le Sirius, Bertrand Betsch & Superflu
203- 22.03.2008 Transbordeur Los Van Van ( + Orquestra Matanga )
204- 26.03.2008 Transbordeur Etienne Daho
205- 28.03.2008 Feyzin l’épicerie moderne Raul Paz (+ Saf Kani)
206- 6.04.2008 Feyzin l’épicerie moderne Enzo-Enzo
207- 9.04.2008 Halle Tony Garnier Lyon Cali
208- 12.04.2008 Centre socio-culturel St-Georges-sur-Moulon Romain Didier (+ Julien Girard)
209- 25.04.2008 Salle Garcin Lyon Vincent Gaffet ( + NoDé + Julien Girard)
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11.05.2008
Monomaniaque...
Puisque, ça y est, j'ai mon blog, autant insérer dès le premier jour ces morceaux que j'adore et que j'ai écoutés des milliers de fois...
Bertrand Betsch et Superflu reprenant un titre de Alex Beaupain ("Garçon d'honneur", 2005) déjà repris par Grégoire Leprince-Ringuet et Louis Garrel dans "les chansons d'amour", le film de Christophe Honoré, en 2007. Je les ai entendus la chanter au Sirius, en mars dernier
C'est sublime!
As-tu déjà aimé? Inrocks session
Ensuite, un grand classique, qui se doit pourtant de figurer ici tellement ce texte m'a porté tout au long de ma vie. J'ai toujours voulu, d'ailleurs, écrire une suite à cette "chanson de Dolorès", que je pense avoir trouvée avec "Indifférentiste", qu'il va falloir maintenant mettre en voix... C'est une autre histoire...
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Julien Girard
Julien GIRARD, 33 ans, auteur-compositeur-interprète, « en développement ».

Il entrera dans la carrière
Julien Girard a fort à faire. Parce qu’il est un chanteur français de plus qui signe son premier album de ses nom et prénom complets, comme les Florent Marchet, Julien Baer, Bertrand Belin ou autres qui, après les Vincent Delerm et consorts, ont ouvert la voie à ce que des journalistes ont trouvé bon d’appeler la nouvelle scène française. Il n’en est rien, avec Julien Girard. L’homme connaît son Brel sur le bout des doigts, il lui a même, indirectement, consacré une chanson : «le trac », qu’il met en abyme savamment, Brel l’évacuait en vomissant juste avant d’entrer son scène ; il a même rencontré Serge Reggiani dans un train, l’a abordé en balbutiant. L’autre lui a répondu en bafouillant, mais il en a tiré une certitude : il écrirait ses chansons, qu’elles plaisent ou pas, qu’elles soient entendues ou non. L’adulescent à l’allure – cultivée - d’escogriffe affronte donc son public à l'aide sa seule guitare, lui confesse une angoisse aux allures de chleuasme; en rhétorique, ça consiste à confier quelque chose à quelqu'un en espérant qu'il nous convainque du contraire. Du coup, c'est le public, charmé, qui en redemande: l'album - son premier - "Branle-bas de panique", journal de bord d'un homme entre deux âges et entre deux états d'être, mi-Peter Pan mi-Julio Iglesias (qu'il imite dans "Debout": "alors je m'imagine que quelque part il y a une île ou un pays ou les feignants sont servis comme des rois par des femmes métisses qui montreraient leurs cuisses et chanteraient pour moi des chansons d'autrefois"), chroniques un poil déséquilibrées entre souvenirs d'enfance ("Rahan"), d'armée ("300 marins") et métaphysique appliquée ("Où me guideront mes pas") à la chanson, dans ce qu'elle a d'exactement rythmique et récurrent. Sur scène, donc, accompagné d'un contrebassiste comme l'étaient, à leurs débuts, Ferré, Brel ou Brassens dont il épouse le rythme syncopé, le voilà qui pose son regard clair et rieur, son sourire moqueur ou l'intégralité de son estomac sur les petits riens censés faire une vie: la vue d'un sein dérobée par la vitre du métro aérien, trois années de sa vie passées à Londres, la lecture des magazines féminins... Un de ces chanteurs qu'on trouve "rigolo" jusqu'à ce qu'on se rende compte, en l'écoutant, qu'il dit mieux qu'on l'aurait fait ces riens qui font tout: à ce titre, on lui reprocherait le manque d'unité de ce premier album s'il n'était, justement, le premier. "Coin de verdure", par exemple, nonobstant sa chute, ne tient pas la route par rapport à "Londres", par rapport à ce qu'il y met: la texture de voix, le vibrato, qui tient parfois du Forestier, sollicite plus qu'on l'eût cru, initialement. Qui peut dire "Manger du pudding at Christmas" sur un mode nostalgique et y parvenir est forcément digne d'attention... Ce qui fait le fort de Julien Girard révèle donc ses faiblesses, qu'il gomme sur scène par sa présence, sa spontanéité et la capacité qu'il a de saisir son public. Il faudra juste qu'il s'en sépare, de ces chansons qu'il a sans doute portées longtemps mais qui ne lui siéent plus. Qu'ils les lâchent, les effets un peu faciles qu'il a trouvés dans les textes alors qu'il n'a plus besoin de se demander si on va l'écouter ou non. Qu'il les remise au domaine privé, ses imitations talentueuses qui lui font, parfois, s'éloigner de sa voix propre... S'il veut faire rire, il lui suffit, de toute manière, de rester, puisqu'il y est bien, aux frontières de l'ironie et du cynisme: ses portraits de "Roger Moore de banlieue" sont annonciateurs de ce qu'il ne veut pas devenir, ça ne signifie en rien qu'il ne le deviendra pas! Pour éviter ça, puisque chacun règle son pas sur les pas de son double idéal, il lui faudra passer l'écueil du chanteur drôle et de ses - excellents et obnubilants par ailleurs - "vilains petits cadeaux", glisser, petit à petit, vers des sujets plus graves, puis les contrecarrer par une belle chanson lestée de François Valéry, Claude Barzotti et Jean-Pierre François, ses vraies idoles (sic). Comme un pet dans la salle d'attente du médecin, puisqu'il y a du pétomane chez Julien Girard. Il pourrait le faire à la Vian, dont "Au pays doux" emprunte à "À tous les enfants", sans le savoir, un thème qu'il peine à s'approprier sérieusement.
Il reste beaucoup de travail à Julien Girard, alors. Le même qu'il reste à quiconque pour devenir ce qu'il est. Après, la finalité des chansons qu'il va écrire ou qu'il a, depuis "Branle-bas de panique", déjà écrites, n'appartient qu'à lui. On peut chercher à être absolument identifié comme chanteur, on peut aussi se risquer à l'éclectisme, qui paraît, deprime abord, mieux convenir à l'individu. Qui donne un peu de lui dans une chanson, qui s'en moque dans une deuxième: la complaisance, l'écriture de la douleur, ce n'est pas le genre de la maison. L'avantage, peut-être, d'être de plusieurs endroits, de Paris, du Lyonnais, du Berry, de là où on l'accueille parce que ses pas l'y auront conduit. En première partie de Bénabar devant 10000 personnes ou à St Georges-sur-Moulon juste avant Romain Didier. Tiens, et si elle était là, la vie prochaine de Julien Girard chanteur? Entre celui qui a percé parce qu'il sait justement et drôlement mettre à mal l'absurde de nos quotidiens et celui qui a duré parce qu'il l'a fait avec un petit peu plus d'exigence et moins de « recettes »? « Sous entendre plutôt que dire » ? Il doit savoir, lui qui "tient" Bourvil à la perfection - mais il n'imite, c’est bon à savoir, que les gens qu'il aime et qu'il sait regarder - que les plus drôles sont ceux qui savent émouvoir. Que "le petit bal perdu" ou "la petit chanson" pourraient parfaitement intégrer son
répertoire... Quand il remercie les spectateurs pour leur gentillesse et leur attention, on sent que Julien Girard profite d'être là. D’ailleurs, il n’aime pas les rappels, voudrait pouvoir tout donner d’un bloc, sortir de scène en laissant le spectateur rassasié, repus du plaisir qu’il lui a transmis. Peut-être lui faudra-t-il expérimenter, comme d’autres avant lui, le rappel sur scène, avec le même succès que quand il demande au public d’acclamer sa chanson comme s’il s’agissait d’un méga-tube. L’auto-dérision, une arme qui devrait lui permettre de voir venir. Quoi ? Le succès, le deuxième album, la suite de sa carrière… En attendant, on voudrait pouvoir convaincre le plus grand nombre que s’il est là sur scène, c'est que c’est véritablement sa place. Et que la nôtre est toute trouvée, également : là, à l’écouter, juste en face de lui. LC
Photo : Jean Frémiot (tous droits réservés)
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