24.12.2009

rendez-vous en 2010

 

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Ma carte de voeu quand même!
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23.12.2009

l'Eclaircie 13/13

addeedp.jpgJ’avais dit, à l’origine, que je ne parlerais que de « Au-dessus des eaux et des plaines » pour tenter de définir ce qu’est le processus de création d’une chanson. Enfin, quand je dis d’une chanson, je fais vite parce que les chansons elles-mêmes, ce n’est ni moi ni les autres auteurs qui les faisons. Eric me pardonnera l’appropriation, mais il y en a quelques-unes que je considère comme étant les miennes. « Au-dessus des eaux » est plus que ça encore : c’est la chanson dont j’ai toujours rêvé, en fait, un mélange, dans mes références, du « Eldorado » de l’autre Suisse, et du « Outlaw Pete » de Bruce Springsteen, dont l’écoute, un soir de session à Eloise, n’a pas été étrangère à l’idée folle qu’a eue le Hostett’ de finir son album par un morceau démesuré, 8mn au compteur, une seconde de moins que le Boss. Un morceau en crescendo, 21 pistes qui s’inscrivent les unes après les autres dans un équilibre parfait. Un rythme d’autant plus soutenu qu’il est composé d’octosyllabes et qu’en chanson, les octosyllabes sont éloquents. J’ai écrit ce texte dans le même état d’esprit que son compositeur, avec l’idée de frapper un dernier grand coup. Qu’il n’y ait plus, dans sa version live, qu’à dire « merci, bonsoir » avec l’impression d’avoir marqué les esprits. Eric peut faire ça, lui qui n’a jamais aucune autre prétention que celle de (bien) faire son boulot. J’étais à Pigny, où il me faut sans cesse retourner pour avoir de l’inspiration, je suis parti d’un mot, d’une prononciation, celle de « spéculation » par Bertrand Cantat, dans le « Gagnants/Perdants » inédit qu’il venait, avec Noir Désir, de livrer à ses auditeurs. J’ai eu envie, également, de retrouver la tonalité générale d’un album apaisé, délesté des tourments de la trentaine et ceux d’avant… « Renaître dans un élan, se voir à sa moitié du temps », c’est du texte de quadra, ça ! Et puis, faut-il dire, la chanson est née du titre, de l’octosyllabe aragonien qui fit un temps office d’adresse mail, de ces adresses qu’on n’utilise plus et qui, 90 jours après, meurent d’elles-mêmes sans qu’on s’en soit rendu compte. Allez comprendre ce qui pousse un nizanien à inscrire dans le temps un vers d’Aragon… Il n’empêche, quand Eric, quelques jours à peine après que je l’ai vu tendre une oreille particulière à l’écoute du Springsteen, m’a envoyé ce morceau, j’ai cru que j’allais défaillir tant tout, dans sa structure, s’organisait comme je n’aurais jamais pu le rêver. Evidemment, il faut y entrer, il faut accepter qu’une chanson commence dans le texte 2’24 après son début pour « reconnaître que tout est dit » ! Accepter, également, qu’après que tout a justement été dit, il faille encore laisser la guitare électrique reprendre pour un solo dont le seul équivalent que je connaisse est la reprise live du « With or without you » par The Edge… Quoi ? Eric Hostettler, rougissant, me demande de me calmer dans l’éloge ? Puisque j’ai dit que je m’appropriais ce morceau, qui s’est substitué à « Ouessant » au rang de la chanson que je voudrais qu’on écoute pour mon enterrement… « Ouessant », parce qu’elle a déjà été prise, « Au-dessus des eaux » parce qu’elle est et dans l’émotion et dans la gradation. Et que dire de cette version acoustique improvisée au réveil ? Soit mon jugement est totalement altéré, soit il y a une âme dans cette chanson, qui lui donne de l’importance : le « adouci » est revendiqué, clin d’œil au temps d’un autre âge, le message est clair. A partir de ce qu’on a déjà fait, plus rien ne nous sortira, ni lui, ni moi, de ces moments essentiels. Ecoutez-le jusqu’à la fin, jusqu’à la reprise voix, qui remplace ici le solo dont j’ai parlé tout à l’heure : il y a un petit peu de la « Taïga » muratienne dont je sais qu’elle l’a marqué, puisqu’il m’a dit l’avoir toujours dans un coin de son esprit. Pour en faire quoi, in fine ? C’est là que les mystères de la création sont impénétrables et qu’après tout, on n’a pas besoin de tout savoir. Il était normal que « l’Eclaircie » se termine par une clarté absolue : faites comme moi, repassez-vous en boucle le « à la moitié du temps donné » (4’11 sur la vidéo) du troisième couplet, avec les chœurs qui soutiennent juste cette voix qui monte, un peu. Vous verrez, vous trouverez toujours quelqu’un de lointain à qui envoyer ce message. Un peu comme, si j’osais – et j’ose, puisque c’est la fin de mes chroniques - « ma plus belle histoire d’amour, c’est vous ».

 


22.12.2009

l'Eclaircie 12/13

flh.jpg« Faire l’hélicoptère », c’est une expression que j’ai entendue et qui m’a plu. Elle signifie une joie intense qui donnerait envie de tourner sur soi-même en battant des bras, si cela nous était autorisé. Du coup, j’ai emprunté le « tournicotons » à Bertrand Betsch, qui l’avait lui-même piqué aux Bérurier Noir, qui l’avaient pillé au « Manège enchanté »… Cette chanson est celle que j’aurai le plus écoutée et que je continuerai d’écouter sans jamais me lasser, tant son rythme folk, l’histoire qu’elle raconte et la contrainte d’écriture sur laquelle elle repose (un, deux, trois, trois, deux, un) me paraissent, j’ose, inspirés. La voix claire d’Eric excelle et me rappelle à moi quelques fulgurances de Fugain, au temps où il en avait. On peut ne pas aimer, mais une chanson qui vous donne envie de tournicoter au beau milieu d’une place publique, ce n’est pas si courant, convenez-en.

 

21.12.2009

L'Eclaircie 10&11/13 (chroniques vanneyriennes)

inox.jpgIl s’est passé près de sept années entre l’enregistrement de « Un dernier mot », de NADA et celui de « l’Eclaircie ». Pour que Fred Vanneyre soit vraiment parmi nous comme nous avons toujours senti qu’il l’était resté, il fallait qu’un signe lui soit adressé, malgré la grande difficulté de l’exercice. Plus le disque avançait, moins j’avais envie de passer à côté de ça. « Inoxydable », mon ami Deuce ne m’en voudra (certainement) pas, c’est pour moi un extrait de la chanson de Kent « rire en dedans », dédié à un ami trop tôt disparu, dit la litote. Fred, c’est un rire, une voix, une amitié que Eric a connus, qui l’ont séduit. Il fallait de la pudeur pour que tout ça soit rappelé : Eric n’avait jamais chanté aussi bas et Fred Vanneyre ne nous a jamais semblé aussi VIVANT. Parce que, oui, nous aurons davantage vieilli qu’il ne vieillira, au final. Hé, camarade !

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nocturne.jpg« Nocturne », du coup, c’est le quart d’heure vanneyrien qui se poursuit. « C’est une belle chanson », a écrit Yan à celui qu’il appelait Bégo, à l’époque. C’était en 1991, Fred avant vingt ans et je ne m’en remets pas qu’il ait pu écrire ça à cet âge. Quand je l’ai écoutée en 2001, pour la première fois, je l’ai convaincu de la mettre sur le deuxième album de NADA, qui n’aura donc jamais vu le jour. Depuis, « Nocturne » est un texte que j’emmène partout avec moi : je le lis publiquement, je l’ai mis en exergue de « Tébessa », je l’ai aussi enregistré, avec mes tripes, en 2003. Eric a gardé de cette version la structure, l’accordéon, a rajouté sa voix, quelques effets qui ont des griffes : le roulement de tambour, reçu la veille de mon 40ème anniversaire, m’a laissé exsangue de bonheur et de regrets mêlés. Mais avec, privilège de l’éclaircie, davantage de bonheur que de regrets.

 

 

19.12.2009

l'Eclaircie 8/13

QMFSP.jpgAh, les « filles »… C’est à l’écoute du magnifique « Votre fille a vingt ans » de Serge Reggiani que j’ai eu l’envie d’écrire ce morceau très personnel, qui mettrait Eric au défi de le chanter sans complaisance d’une part, sans tomber dans la bluette non plus. C’est, techniquement, l’apparition des nappes de synthé, toujours difficiles à insérer en musique, et des chœurs d’enfants dont j’ai l’outrecuidance de penser qu’ils sont les mêmes que dans « l’Aigle noir ». Quoi, ces parrainages ne suffiraient pas ? « Quand mes filles seront parties » s’impose comme la chanson que les mères n’ont pas envie d’écouter, particulièrement Christine (Hostettler). Mais depuis, on sait que quand elles partiront, Pauline et Léonie auront laissé derrière elles, en plus des souvenirs, une comédie musicale et d’autres chansons qui ne sont pas encore faites mais qui le seront.

 

18.12.2009

l'Eclaircie 7/13

lddm.jpg« Le dernier des Mohicans » est le 2ème texte proposé à Eric Hostettler par son ami Jacques Perier : un éloge de la libre pensée, une inquiétude exprimée, également, pour ceux qui, vers sublime, deviennent « suspects par conséquent » dès lors qu’ils sont heureux sans suivre les voies tracées par les « grands sorciers communicants ». Cette fable, qui débute façon Henri Dès et s’achève en Bérurier Noir, est un condensé de ce que peut écrire Jaco et des palettes que peut couvrir Eric. C’est, toute proportion et déférence gardées (ce qui l’aurait bien fait rire !) une autre façon de couvrir « la mauvaise réputation »… Une chanson dans l’album qui risque de plaire aux enfants et d’inquiéter un peu les parents : ça tombe bien, c’est le but.

 

 

 

17.12.2009

l'Eclaircie 6/13

LH.jpgJ’ai la fierté imbécile de revendiquer la demande faite à Hervé Beynel – ami de vingt ans, qui m’a présenté Eric Hostettler – de participer à l’écriture de l’album. « A l’horizontale » est un texte qui ne m’étonne pas de celui que j’ai croqué comme le « serial father » dans mes portraits de mémoire. Une écriture alerte, une fausse légèreté pour un constat peu brillant sur nos contemporains. Cette chanson, par son gimmick qui rend en plus hommage au lieu d’enregistrement – Eloise, s’impose par sa rythmique entêtante comme le single de l’album, celui qu’on sortirait en premier si on avait encore envie de perdre du temps pour rien. A la lecture, déjà, j’ai appelé ce texte « la souchonnade », je crois que c’est resté ; même si depuis la toute dernière touche de mixage, c’est devenu la « polka souchonnée ». Si vous ne comprenez pas, attendez d’avoir ça dans les oreilles, vous aurez du mal à vous en défaire !

 

 

 

 

16.12.2009

Hier à Sierre.

Première rencontre, hier soir, avec les lecteurs de Lettres-Frontière, à la Bibliothèque de Sierre, en Vallais. J’ai cru un temps qu’on ne m’identifierait jamais que comme écrivain berrichon, me voilà mi-suisse mi-savoyard pour les six mois à venir… J’ai dû, pour honorer cette invitation, jongler avec les horaires et les transports, prendre ma voiture et rouler jusqu’à ce qui m’aurait amené à Marseille si j’avais pris une autre autoroute. Mais quand ils aiment, les lecteurs, on ne compte pas et j’étais enchanté à l’idée de retrouver Thomas Sandoz pour une « affiche » partagée. Le temps de penser à Christian Chavassieux en découvrant la température caniculaire de la chambre d’hôtel, et mes hôtes venaient me chercher, pour nous amener, Thomas et moi, à la rencontre de Jean-Pierre Michellod, le maître d’œuvre des rencontres avec les auteurs, l’animateur au sens étymologique. Jean-Pierre Michellod, qui applique à ses préparations la même discipline qu’il a dû appliquer à celles de ses cours de Lettres, nous reçoit avec beaucoup de chaleur, l’impression d’être un écrivain me saisit de nouveau, un mois après « l’Usage des mots », à Genève. Il prend le pouls, JPM, s’inquiète à demi-mots d’une éventuelle rivalité entre auteurs qui rendrait l’échange difficile, se rassure d’entendre que Thomas et moi avons déjà très cordialement communiqué sur nos écrits respectifs et qu’il n’y aura rien que lui ou la salle ne pourra nous demander. L’assemblée est assez conséquente, il y a une trentaine de personnes qui nous attendent dans la salle du haut de la belle Bibliothèque de Sierre, au dessus de ces auteurs endormis que Thomas et moi apprécions de fréquenter à ces heures inhabituelles. Jean-Pierre Michellod entame la rencontre en nous faisant parler de la nécessité de l’écriture, dans nos vies respectives ; la parole se répartit bien, j’aime entendre Thomas dire de lui qu’il n’est pas un écrivain romantique, que ce besoin ne lui est pas vital, mais prégnant quand même. Je me surprends à dire de moi ce que je ne n’ai jamais vraiment dit publiquement, à parler de cet équilibre que je dois trouver entre mes deux activités, mais aussi avec les contingences familiales, sociales, personnelles : ces renoncements qui fondent une aspiration.

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Les spectateurs, comme souvent, sont respectueux, mais réactifs, quand on parle de « la Fanée », de cette écriture coup-de-poing qui ne laisse pas d’espérance. J’adorerais, par moments, me mettre à la place de Jean-Pierre Michellod pour questionner Thomas, par moments, je le fais, je me fais même l’avocat du père, dont l’auteur lui-même dit qu’il n’aime pas sa fille. Thomas, à qui on demande si les mots qu’il trouve pour parler de cette jeune fille ne l’auraient pas sauvée, qui répond que même les plus généreux, les plus altruistes des êtres humains peuvent avoir leur moment de faiblesse et de (petite) lâcheté et que c’est hélas à ce moment précis que la Fanée les a rencontrés. « Tébessa » est plus consensuel, évidemment, mais les Suisses ne me questionnent pas sur l’Histoire, davantage sur la petite. Jean-Pierre Michellod nous demande, à Thomas et à moi, si dans ce que nous écrivons d’une époque donnée, il n’y a pas une critique sous-jacente de la contemporanéité : dans les confrontations des religions, dans les damnations adolescentes etc. A ce moment, je comprends qu’un livre ne fait sens que quand on peut l’assimiler à d’autres qui ont déjà été écrits. On parle d’identité, de territoires perdus ou à défendre, des constructions inversées de nos structures romanesques : de la fin au recommencement pour Gérard, de la fin à…la fin pour la Fanée. JPM revient à nos écritures resserrées, Thomas avoue que pour se défaire du poids d’un roman aussi oppressant, il écrit un livre « de divertissement », avec dialogues, bagarres etc. Je réplique que pour me sortir de cette épure, j’ai écrit ce Dom Juan en alexandrins, dont certains sont à reprendre.

Il s’est dit beaucoup de choses, en deux heures de temps que nous n’avons pas vu passer. Toutes les petites fiches cartonnées et polycopiées du maître de cérémonie n’ont pas servi, mais l’échange a été réel, pas didactique. Durant le repas qui suit, après les signatures d’usage et, donc, les réceptions directes du roman, j’entends parler des auteurs qui m’ont succédé aux mêmes tables, de débat et de repas ; on parle de Pascal Garnier, Sorj Chalondon, rien, dans l’extrême courtoisie de mes hôtes, ne me laisse penser que je suis un auteur mineur en comparaison : c’est aimable. On s’inquiète même de savoir si mon deuxième métier devenu premier me permettra encore d’écrire ce que j’ai confessé être, à mon tour, chacune des composantes de mon tableau de fin, celui qui me déterminera comme l’individu que j’aurai essayé d’être. Nous rentrons à l’hôtel, Thomas et moi, sans oser regarder nos montres ; nous décrétons que nos routes se recroiseront et qu’on prendra un peu plus de temps encore pour nous connaître autrement que par les œuvres. Je me couche épuisé et cette fois, officiellement malade (quoique ça devra attendre les vacances…). Ça valait un réveil (très) matinal, l’impression étrange d’aller travailler à 350km de là où je me suis levé. Ça lance surtout magnifiquement ma saison. Prochaine étape à Bloye, dont j’ai vu sur le site de la ville que la commune qui lui était géographiquement la plus éloignée était… Ouessant ! Quand tout fait sens, vous dis-je.

14.12.2009

Saison Lettres-Frontière, ouverture!

J'entame demain ma saison Lettres-Frontière, cette rencontre avec les différents cercles de lecture qui en composent le jury. Pour l'instant, je suis invité à neuf endroits différents de Savoie, Haute-Savoie et de Suisse Romande: j'irai avec plaisir à la rencontre de ces personnes qui ont oeuvré pour que la sélection se fasse et qui, de fait, m'ont élu. Je pars demain encore plus enchanté de partager la rencontre avec Thomas Sandoz, avec qui nos échanges épistomailières (j'ai bien entendu parler aujourd'hui pour la première fois de webographie!) ont été très cordiaux.

Alors, oui, j'apprends: je sais que la prochaine fois, je dirai qu'il m'est difficile de faire un aller-retour de 700 km en moins de 12h, mais non, vraiment, rien ne m'empêchera de goûter mon plaisir. Compte-rendu dans ces colonnes, évidemment.

Thomas Sandoz & Laurent Cachard à Sierre demain

13.12.2009

l'Eclaircie 4/13

1116844542.jpg« A travers ma meurtrière » est une chanson écrite par Jacques Périer, ami de très longue date de Eric. J’ai entendu ce morceau dans sa première version, chantée par lui, sur un mode très Brassens. J’ai aimé ce travail sur les mots, l’analogie avec le cinéma, la teinte érotique du texte. C’est une chanson rock dans sa construction, dans son orchestration aussi : pour moi, c’est une chanson qui, comme « le vieux rocker est mort », témoigne de la culture et de l’origine musicale de Eric Hostettler. On ne passe pas à côté d’une fulgurance comme « pas l’ombre d’un indice, encore un crime solaire ». C’est la chanson la plus rock, la plus « Radical Groove » de l’album, celle qui, de fait, m’échappe le plus puisque je ne les ai jamais eues, cette origine et cette culture. Mais l’entrée de la basse met tout le monde d’accord, et le rythme montant fait le lien entre ce qui a précédé et l’éclaircie qui va suivre…

 

 

 

 

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