27.10.2008
écrire l'histoire en train de se faire...
Sortie des 4 nouveaux livres d'artistes édités par Pictura (Collection "Les contemporaines" 2008-2009):
Livres tirés sur papier chiffon tradition à la cuve, numéroté et signé par l’artiste,
24 pages, format 15x21 cm avec une reproduction hors texte sur grand papier d’un dessin inédit de l’artiste.
Livres en vente à la Galerie Pictura – 15, rue Littré – Bourges.
"Le bras armé de Jean-Louis Pujol" de Jean-Louis Pujol et Laurent Cachard : 23 €
"L'en faire et le parler" de Gil Soulat : 20 €
"Univers intérieurs II" de Fabrice Ferrandon : 20€
"L'obsession de Graillou le caillou" d'Alyssa Paquier : 20 €

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21.06.2008
De vive voix.
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15.06.2008
Je m'voyais déjà...
Certains diront que ça se joue entre George Clooney et "Bienvenue chez les Ch'tis", d'autres que ça tourne aux "jeux de dupes", je répondrai que la vérité est entre "nés en 68" et, qui sait, un beau "conte de Noël" avant l'heure. A mercredi?

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11.06.2008
CIFA se précise!
Quelques informations sur la soirée du 18 juin... Une lecture, par un jeune comédien, d'extraits de Tébessa aura lieu juste après sa présentation, dans le premier temps de la soirée. Je souligne déjà le plaisir et l'émotion de me retrouver, quelques trente années plus tard, à l'affiche du cinéma dans lequel j'ai connu toutes mes émotions de l'enfance, des Walt Disney jusqu'à la bombe Star Wars! C'était en 1977...

Après quelques mots de Claude Raisky, l'éditeur, sur le sujet de la mémoire et de la fiction, le film de Philippe Faucon, "la trahison" sera projeté. C'est l'adaptation du livre autobiographique et éponyme de Claude Sales, qui commandait une section chargée de missions de guerre psychologique et faillit être assassiné par les appelés algériens qui travaillaient avec lui.
Plus d'infos sur ce film
Un pot de l'amitié clôturera la soirée. Des exemplaires de "Tébessa, 1956" seront mis en vente par la librairie des Canuts et dédicacés à l'issue de la séance.
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21.05.2008
Article "le Progrès", 21.05.2008
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17.05.2008
Tébessa, la revue de presse
Tébessa, 1956
Un article paru sur le blog fréquenté et fréquentable de mon ami Jean-Yves Sécheresse, mon Keith Richards du D.2.2 (Comprend qui peut et comprend qui veut!)
http://www.jysecheresse.com/
« Un mec comme lui, on n’aurait jamais dû l’envoyer en Algérie ; pour lui, 56, ça aurait dû être l’année de son mariage, sa mère aurait été contente, elle chez qui il devait revenir tous les soirs, après le boulot, sans dire autre chose de la soirée que bonsoir, m’man ! »
C’est de la guerre d’Algérie dont parle Laurent Cachard dans son roman « Tébessa, 1956 ». De la guerre, du contingent, de ces gones venus de Villeurbanne ou de la Croix-Rousse, partis au départ pour 18 mois, peut-être trente voire quarante-huit comme disait alors la rumeur.
Dix jours pour arriver à Marseille sans passer par la case « Bonne Mère », Alger, la casbah, la mort et juste avant la mort la mémoire en désordre. Celle de la guerre. Les cours d’horticulture avec Monsieur Perroud. Michèle Ferrara à la J.O.C. Lendroit qui passe l’arme à gauche et à qui on ne pourra pas rembourser cette dette de mille Francs. Le souvenir de Louise qui habitait rue Dumenge. Dormir. Mourir.
Les gradés pensaient parfois qu’il s’appelait Bernard et non Gérard. Il avait vingt ans. C’était à Djeuf, canton de Tébessa, en AFN comme on disait à l’époque, un 5 avril 1956. Tombé au combat. Dans la fiche administrative dressée par le service de santé et signée par l’officier gestionnaire on avait fait l’inventaire de la valise de Gérard : un portefeuille contenant un talon de mandat, une carte d’identité, une pipe, un briquet, une brosse à habits, deux gants de toilettes…Un roman dont je vous conseille la lecture.
Laurent Cachard, « Tébessa, 1956 », Editions Raison et Passions, 13 Euros.
L’ouvrage est disponible à « La librairie des canuts » (4ème), « Le Bal des ardents » (1er) et à « La Librairie du Tramway » (3ème).
Si vous habitez « ailleurs », contactez l’éditeur 33 rue Philippe Genreau, Dijon.
Marie Albertini m'a fait l'honneur d'une critique diffusée aux documentalistes et aux conférences Lettres et Philosophie de l'enseignement agricole :
"Je vous recommande la lecture du roman de notre collègue Laurent Cachard, enseignant en lettres et philo au lycée horticole de Lyon-Dardilly, récemment paru aux éditions Raison et Passions.
" Tébessa, 1956" nous plonge au cœur de la guerre d’Algérie à travers l’itinéraire d’un jeune homme de 20 ans, pris dans une embuscade à Djeurf, canton de Tébessa. Face à cette guerre qu’il n’a pas choisi, face à la mort qui le frôle à chaque instant, Gérard tente la seule échappée possible, celle de la mémoire, mêlant les souvenirs et les amitiés de l’enfance, à ceux et celles à peine nés, des combats. Il n’est pas toujours sûr de trouver les mots justes, Gérard, il a souvent préféré se taire, il est plus à l’aise dans les jardins que dans les livres, même s’il n’a pas oublié Prévert. Sans doute, il n’aurait jamais imaginé qu’il pourrait ainsi tisser le fil de ses pensées, que les mots auraient cette force, qu’ils dévaleraient les pentes de sa jeune vie, le porteraient au-delà du fossé, le lieraient pour toujours à ceux qu’il a aimé. L’écriture de Laurent Cachard nous conduit au plus près du cœur d’un homme, dans son essentielle et dérisoire singularité."
René-Pierre Colin, Professeur de Littérature comparée à l'Université Lyon II m'a envoyé ce mot, que je me permets de dévoiler ici :
"Je ne vous ai pas encore remercié pour l'envoi de votre roman. Je suis dedans et le doute n'est pas permis: c'est un sacré bon livre. Votre écriture s'impose, personnelle, juste, efficace. Elle fait voir, elle fait sentir. Pas un poil de graisse dans tout cela, rien qui savonne. Vous allez droit au but sans aucune afféterie. C'est dire que j'aime beaucoup votre roman. J'espère qu'il aura tout le succès qu'il mérite et j'espère aussi que vous allez poursuivre dans cette voie."
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Tébessa, le mot d'accueil du proviseur
Discours d'accueil de Xavier Bordenave, Proviseur du Lycée de Dardilly, lors de la présentation de "Tébessa, 1956", le 15 mai 2008.
"Mesdames, Messieurs
Je vous remercie d'avoir répondu à notre invitation. Des remerciements, également, à Laurent Cachard pour nous offrir ce temps d'intimité au coeur des Serres d'Ecully. Bienvenue à vos invités. Je remercie également les collègues de l'EPL qui se sont mobilisés pour cette séance de rencontre, avec vous, et en présence de votre éditeur à l'occasion de la parution de "Tébessa, 1956". "Tébessa, 1956", un roman que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire, en avant-première, et que vous serez certainement nombreux à lire dans les prochains jours. Aux Serres d'Ecully, l'ambiance est différente, la passion l'emporte souvent sur la raison, ici, on siffle, on chante, on parle aux fleurs, eh oui, comme dit l'auteur, "une plante, elle nous accompagne, on peut lui donner de l'amour, lui parler, on sait qu'on lui survivra et puis qu'elle dépend de nous". C'est pour cette raison que j'ai choisi de vous emmener voyager avec les mots, ici, à Dardilly et je suis très heureux d'accueillir parmi les membres de nos invités Thérèse Gabaude qui m'a rappelé l'amour des mots qu'avait tout particulièrement Laurent Cachard. Ce lieu, vous ne le connaissiez pas, Laurent! Didier, notre chef de cultures, pas davantage! Pourtant, il aurait pu inspirer votre personnage principal (moi, j'ai eu le droit de lire le livre!). Demain, vous aurez plaisir à revenir rêver, allant de chapelle en chapelle dans ces serres aux mille-et-une couleurs, interpellé par des odeurs surprenantes. Je vous invite pour une visite guidée, par Didier, en octobre, à la saison des chrysanthèmes. Parce que, comme vous le dites, "c'est vrai qu'il n'y a pas grand chose de plus beau qu'une serre entière de chrysanthèmes, tout juste en fleurs. On sait ça, nous, les horticulteurs". N'est-ce pas, Didier? Avec votre équipe, Joëlle, Fabienne, et sous la houlette de Céline Vandamme, avec la complicité du personnel des Serres du Lycée, vous avez accepté de nous accueillir et de préparer ce décor : nous vous en remercions sincèrement. Quant à vous, Monsieur Cachard, je ne sais pas si votre éditeur aura changé votre vie en acceptant de publier ce roman, mais dans l'instant présent, adepte d'une émission très matinale, je pense à ce que disait récemment Jean-Claude Carrière en parlant de son tout premier éditeur Robert Laffont : "Il m'a ouvert la porte d'un autre monde". Vous allez nous présenter ce livre, nous dire quelles ont été vos motivations, Monsieur Raisky pour le publier et vous, Laurent Cachard, peut-être nous lire quelques extraits. Alors, lisez "comme si votre vie en dépendait". Mais ne nous donnez pas une leçon d'horticulture! Parce que, je vous cite "nous aussi on en connaît un rayon, on sait reconnaître les végétaux d'un clin d'oeil, en un éclair." C'est pour vous, Mesdames et Messieurs ces recommandations, car l'auteur écrit p°22: " Je leur ferai aussi un cours d'arboriculture, ça leur fera pas de mal, à ces citadins!" Et c'est Laurent Cachard qui écrit ça!
Dans ces moments, on oublie parfois les conjoints. Pas ce soir. Vous, Madame, vous le supportez tous les jours. Nous seulement un jour sur deux, au rythme du calendrier scolaire. Alors permettez-moi de vous offrir ces quelques pousses d'hortensia comme y invite le livre, et c'est le plus jeune horticulteur du lycée qui va les amener, elles viennent de nos serres du Lycée, vous noterez qu'il s'agit d'une toute nouvelle variété, assiette en fleurs plates: "ça ne suffit plus, les oeillets remontants, si on veut se maintenir, il faut innover", c'est écrit dans le livre. Vous trouverez également la définition de la politique selon Laurent Cachard. C'est terminé, c'est la dernière des dernières, promis, juré, mais celle-là, je ne pouvais pas passer à côté : "les idées des autres ne me dérangent pas, pourvu qu'elles ne s'expriment pas au détriment des miennes, c'est tout!"
Alors, Mesdames et Messieurs, n'hésitez pas à acheter ce roman, lisez ce livre; ce soir, c'est soirée promotion, c'est comme au bled, on rase gratis : tous ceux qui achèteront l'ouvrage repartiront non seulement avec la dédicace de l'auteur s'ils le souhaitent, mais également avec une fleur, avec une plante qui vous est offerte par la maison mais saison oblige, ce ne sera pas un chrysanthème."
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16.05.2008
Tébessa, les mots de l'éditeur
Je retranscris ici la prise de parole de Claude Raisky, éditeur de "Tébessa, 1956", lors de la présentation du roman aux Serres de l'Ecole d'Ecully, hier soir. Je joindrai prochainement le mot d'accueil extrêmement chaleureux de Xavier Bordenave, Proviseur et quelques photos, quand je les aurai eues, de ce moment d'une grande densité. On me dit que plus de 70 personnes étaient réunies à cette occasion; 80 exemplaires du livre ont été vendus, hier. L'aventure Tébessa ne fait que commencer...
"Je suis en retraite depuis deux ans et j'occupe ma retraite, entre autres, en ayant créé cette maison d'édition et en éditant un certain nombre de choses. J'avais édité déjà plusieurs livres, essentiellement des ouvrages touchant à la formation, parce qu'on ne se refait pas : je suis quand même un peu comme la chèvre, je continue à brouter autour de mon piquet, je trouve que l'herbe n'est pas trop mauvaise! Et puis aussi un gros ouvrage que j'ai édité qui est l'histoire d'une grande manufacture dijonnaise, rédigé par un autodidacte : c'est un travail de dix ans, 500 pages, ça nous a demandé pas mal de travail, c'est l'histoire de la Manufacture des biscuits Pernot dont certains d'entre vous ont peut-être dégusté quelques-unes des productions dans le passé, puisque l'usine a fermé définitivement ses portes il y a une trentaine d'années maintenant. Donc, au mois de novembre dernier, non, avant je remonte un peu : j'ai connu Laurent dans le cadre de mes activités puisque j'ai été chargé, entre autres, d'organiser la formation permanente pour les enseignants de philosophie. Et Laurent, qui enseignait, qui enseigne toujours la philosophie, est venu à un certain nombre de sessions de formation et puis nous avons sympathisé. Et, peut-être effet de cette sympathie, je ne sais, il m'avait confié un manuscrit qui, à l'époque, ne s'appelait pas du tout "Tébessa, 1956" et qui m'avait beaucoup plu. Je lui avais dit que, si j'étais éditeur, je réfléchirais sérieusement à une publication. Donc, au mois de novembre, je me suis dit "pourquoi pas ressortir ça?" Alors que dans mon projet, il n'y avait absolument pas l'idée de publier de la littérature! Parce que je sais que c'est un domaine dans l'édition extrêmement difficile, chaque année il y a des centaines et des centaines de livres qui sont publiés, les libraires sont submergés et pour se faire une place dans ce milieu littéraire qui est très fermé - vous savez c'est tout de même difficile de pénétrer de tels milieux - c'est une tâche tout à fait ardue. Mais bon, je passai outre en quelque sorte ces réticences et puis un soir, j'ai écrit à Laurent, non, avant, j'avais déjà fait lire ce texte à ma femme, qui n'a pas toujours les mêmes goûts que moi et qui m'a dit: "Mais c'est bien ton truc!". Alors je lui ai dit "Mais c'est pas mon truc, c'est le truc à Laurent, moi je l'ai trouvé bien, si toi aussi tu le trouves bien, alors dans le fond je vais sans doute lui proposer de l'éditer". J'ai réfléchi encore deux ou trois jours et un soir, je lui ai écrit pour lui dire "voilà, Laurent, si tu en es d'accord"... Bon, les qualités, je lui répète, les qualités que j'avais trouvées à cette oeuvre et je voudrais qu'on voie si c'était possible de l'éditer ensemble. Et là, l'aventure a commencé.
Alors, pourquoi? Pourquoi ça m'a plu? Eh bien il y a plusieurs raisons. Je dirais qu'il y a des raisons qui touchent un peu, disons peut-être à ma biographie. Je suis de la génération de ceux qui sont partis en Algérie, comme on disait. Moi, je n'y suis pas allé, j'ai eu de la chance, j'étais un petit peu jeune et puis ensuite j'ai eu un sursis pour études, pour études supérieures. Nous, les intellectuels, on partait pas faire la guerre! Les copains qui n'étaient pas des intellectuels, eux ils partaient, ils faisaient 24, jusqu'à 36 mois. Et ça, ça a très profondément marqué une génération : j'ai vu des amis un petit plus vieux que moi ayant à supporter des moments inimaginables pour nous, d'une guerre qui ne disait même pas son nom et dont on a tout fait, ensuite, pour l'oublier ; c'était une sale guerre, quoi, et puis d'une sale guerre on ne se vante pas. Ce sont des gens qui sont très profondément meurtris par cette expérience... Donc de voir quelqu'un de la génération de mes enfants - Laurent a l'âge de mes fils - s'intéresser à cet épisode de notre histoire à tous m'a semblé extrêmement intéressant. Et de le faire d'une façon très personnelle, en se mettant totalement dans la peau du personnage et en récupérant cette mémoire... Alors, là je dirais un petit mot aussi, ça peut-être été le déclic principal: c'est que il ne considère pas cette mémoire comme devant être traitée comme un devoir. Vraiment, je trouve cette expression de devoir de mémoire particulièrement nocive, à la limite. Parce que ce n'est pas une obligation morale, dans le fond. Parce que toute cette mémoire, c'est quelque chose qui nous habite totalement, quelque chose qui nous construit, qui est constitutif de nous-même. Alors cette histoire sur un plan personnel, parce que - vous le découvrirez dans le roman - son personnage principal, c'était son oncle, qu'il n'a pas connu, mort à vingt ans en Algérie. Bien sûr, ça fait partie de son histoire familiale, donc il n'y a aucun devoir, mais un constat que c'est quelque chose qui a construit tous ses proches. Comme, je pense, sur un plan plus général, l'histoire de notre pays a été construite avec cette histoire-là. Donc cette approche de ce moment extrêmement douloureux de notre histoire m'a particulièrement séduit, voilà.
Ensuite, bon, j'ai bien aimé le personnage. Ce personnage de jeune horticulteur. Je ne connais pas spécialement le milieu de l'horticulture, mais ce qu'en dit Laurent m'a montré que là, il y avait en quelque sorte un rapport à la nature qui était extrêmement riche et ça, vraiment, c'est quelque chose qui m'a particulièrement séduit. Et puis enfin, l'écriture. L'écriture m'a plu. Vous verrez, c'est une écriture simple, en apparence. Se mettant dans la peau de ce personnage, parlant à la première personne, il parle simple, si vous voulez, mais sans truc, sans artifice. Et il arrive à travailler la langue de telle sorte que le discours de la simplicité lui devient totalement naturel. Et ça, c'est quelque chose qui est difficile à faire, sur le plan de l'écriture: ça, vraiment, je trouve que Laurent a fait un très beau travail. Je m'arrête là..."
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