Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

21/04/2014

Générique.

Depuis 1989 et le mythique « Un monde sans pitié », j’en arrive moi aussi à la conclusion qu’il va falloir trimer. A faire autre chose que travailler.

15:48 Publié dans Blog | Lien permanent

20/04/2014

Le test.

Je leur ai proposé dix minutes de lecture, ils ont accepté et, me connaissant, m’ont demandé de lire doucement. Je les ai rassurés, évoquant les nombreuses situations de présentation vécues depuis qu’ils m’ont connu. Elle m’a demandé combien de personnages je comptais camper dans ma lecture, j’ai répondu deux, seulement, dont une femme, ce qui n’a que peu d’importance, mais pour la voix de laquelle je ne comptais pas mettre d’effet, puisque je déteste ça. Et j’ai commencé, ce dialogue délicieusement surréaliste, ces répliques ciselées qui m’avaient fait rire moi-même en les écrivant, puis m’inquiéter du fait que je sois – qui sait – devenu bon public, le pire qui puisse arriver quand on juge de son travail. Mais hier, dans ce temps suspendu, j’ai entendu les premiers rires francs, vu les yeux s’éclairer, les bouches se suspendre aux chutes attendues mais contournées, j’ai accepté les félicitations, qui seront  applaudissements dans quelques semaines, je me suis dit c’est bon, je peux y aller.

18:35 Publié dans Blog | Lien permanent

18/04/2014

Logo.

Le C,V&H, c'est un peu comme le ESB: les initiales sont liées, comme nos vies et nos amitiés, de longue et de très longue date. Pas de place pour les trois types de guitares qui restent, mais on a privilégié la petite,  c'est normal. Pour ceux qui sont curieux de voir ce que ça donne sur scène, c'est le 11 mai, à 17h, à l'Atmo, que ça se passera.

Capture d’écran 2014-04-18 à 19.49.41.png

13:32 Publié dans Blog | Lien permanent

17/04/2014

Brèves de métro (8).

C'est l'époque des sorties scolaires et cette institutrice, là, qui doit gérer une vingtaine de gamins excités à l'idée de pique-niquer sur l'esplanade de la Cathédrale, me donne à réfléchir, comme Ofedericabellatchitchi, sur la deuxième carrière de ceux qui ne se voyaient pas faire ça tous les jours.

12:09 Publié dans Blog | Lien permanent

15/04/2014

Brèves de métro (6).

La mère de famille, avec ses trois enfants en bas âge, qui chahutent et qu'elle n'arrive pas à contrôler, dans la rame, c'est cette fille dont le rêve était d'être le Proust du XXI° siècle. A ma connaissance, ça ne s'est pas fait, mais ses nuits doivent être agitées de rêves, j'imagine.

17:02 Publié dans Blog | Lien permanent

14/04/2014

Brèves de métro (5).

Cette jeune femme triture nerveusement son téléphone, et secoue la tête de contrariété, jusqu'à me laisser deviner la vieille dame qu'elle sera, acariâtre et revenue de tout.

21:31 Publié dans Blog | Lien permanent

13/04/2014

Joli mois de mai.

Capture d’écran 2014-04-11 à 10.44.31.pngDe beaux projets pour le mois à venir : une semaine à New-York avec, entre autres, un concert de Suzanne Vega dont j’écoute le There is a road à peu près un milliard de fois par jour, et puis le « Littérature & Musique Tour » qui reprend, le 11 mai à l’ATMO, ce petit bar de la Croix-Rousse qui se transformera en salon littéraire, ce dimanche-là, le 18 au Cabaret Poétique, où je présenterai un mano a mano poético-musical avec ma violoncelliste préférée, un concert privé le 23 suivi d’une résidence pour fixer les bases, le décorum, les mots et les images de ce beau projet, qui sera capturé en live, avec l’édition d’un DVD à venir. Chouette.

19:08 Publié dans Blog | Lien permanent

12/04/2014

La Haine des parkings*.

photo-6.JPGS’il y a bien une chose qui me fait bondir, c’est d’être taxé d’intelligence avec le(s) système(s). Je ne fréquente pas de groupes, de réseaux ou d’académies, je travaille seul mes parties littéraires et quand je m’ébroue avec mes musiciens favoris, c’est pour mieux entendre le bêlement de leurs pairs qui disent que ce qu’ils feront sera beaucoup beaucoup mieux, et qu’on ne perd rien pour attendre. Souvent longtemps. Ça, c’est fait, mais j’avais l’intention, aujourd’hui, jour de la mort de Pierre Autin-Grenier et de la dernière ligne d’ « Aurélia Kreit », de parler d’Houdaer, à qui je dois une plongée toute relative dans l’univers des poètes lyonnais. Qui créent souvent des réseaux en réaction aux réseaux qui les fuient, mais c’est un autre sujet. Houader, j’en ai déjà parlé ici, et qu’on ne me taxe pas de copinage : si je m’intéresse à ce type, par ailleurs très sympathique, comme peut l’être quelqu’un qui annonce qu’il ne voudrait pas survivre à Leonard Cohen – fais gaffe, Houdaer, je disais la même chose de Paco de Lucia il y a peu…-  c’est parce que sa poésie est bonne et qu’elle évite les deux pièges dans lesquels la poésie contemporaine tombe souvent, l’effet et le nombrilisme. Quand il parle de lui, c’est toujours en reflet, de son quartier nouvellement habité, des librairies anciennes remplacées par des kébabs, de la Poste centrale où il vient, méthodiquement, écrire ses poèmes, îlot de vacuité essentielle au milieu d’agitation absurde… Dans « No parking, no Business » (du Trujilo dans le texte), édité chez Gros Textes (qui devrait augmenter le prix de 2€ et investir dans du papier), il poursuit son anthologie du quotidien  et, comme le Sisyphe cévenol en couverture, reprend ses diatribes bukowskiennes contre la somme de toutes nos lâchetés cumulées : j’avais adoré, dans les recueils précédents, le personnage de sa banquière, qui soulignait à merveille le contraste entre ceux qui croient en être et ceux qui ressentent le fait qu’ils ne sont rien. Dans NPNB, Houdaer cartonne les mères inconséquentes au bord d’une piscine (où l’on l’imagine à peu près autant à l’aise que Mathieu Amalric dans « Comment je me suis disputé »), les dentistes sadiques et vénales qui troquent la douleur contre une bonne Mutuelle, les déménagements où, sortant de la réalité, il se voit, au volant de sa camionnette trop grande, en Breton à qui Nadja guiderait le créneau. C’est drôle, c’est réel, c’est féroce quand il admoneste tel ou tel poète qui se reconnaîtra sans doute, ça parle de la mort, en filigrane et en paronomase (« nous ne nous sommes pas tués (…) nous nous sommes tus »), ça aligne les professeurs de Lettres, les journalistes fainéants et hystériques, ça met queue et enculer au travers d’un tableau histoire qu’on ne le prenne pas trop pour un gentil qui fait joli. J’aime sa poésie parce que ce qu’il écrit n’est pas là pour forcément soigner sa chute (l’effet) et parce que ce qu’il dit de lui est un révélateur des choses qu’on éprouve mais qu’on ne dit pas. De fait, c’est plus la fonction du poète et de la poésie qui importe dans ce qu’il dit, autant que ce qu’il dit : on retrouve dans NPNB ses modèles, ses obsessions (le POESIELAND), les chemins qu’il emprunte le matin, qu’on regardera de plus près une fois qu’on y passera, pour savoir d’où vient l’inspiration, et l’équilibre. « Moi aussi je vais mourir, connasse » répond-il – en pensée, en mots ? – à celle qui l’accuse d’avoir sorti son mari malade du roman pour l’emmener vers la poésie. Comme si les deux étaient incompatibles, hein ? Je retiens pour  finir  cette victoire qu’il ressent « à chaque fois que je parviens à supprimer une phrase ». C’est la victoire de l’écriture et, indubitablement, celle de la poésie. Tant qu’il en écrira, je le lirai.

*(Fred Vanneyre/Fred Vanneyre- NADA 2002) - rien à voir avec la qualité musicale évoquée précédemment: il eût mieux valu que l'harmoniciste s'étranglât ce jour-là, mais écoutez-moi ce p... de texte.


podcast

 

15:05 Publié dans Blog | Lien permanent