06/03/2026
Longtemps.
Aujourd’hui, le 6 mars, ça fait 24 ans que Fred Vanneyre s’est fait la belle sur la route de Bourg-en-Bresse, où l’on s’était rencontré. J’ai suffisamment écrit sur cet homme pour ne pas répéter que j’ai porté son absence à bout de bras, depuis, convaincu que les rôles étaient interchangeables et que je me devais donc de vivre pour deux. Doublement, ce qui n’a pas toujours été facile, mais aujourd’hui, je ne me dis pas que la soixantaine approche, je dis juste que si je la vis – et j’y compte bien – j’aurai vécu deux fois le temps que Fred Vanneyre aura passé sur Terre. Mais il y a laissé Nocturne et depuis je m’interroge sur l’idée qu’un tel texte ait pu être écrit par quelqu’un de vingt ans, s’il n’a pas passé un pacte, lui aussi, stipulant qu’il vivrait peu mais qu’il vivrait comme mille, en peu de temps.
Aujourd’hui, 6 mars, mon ami Éric Hostettler sort un single, terme désuet dans l’offre pléthorique et l’océan de consommation musicale, qui parle de cette haine des absents, terme détourné pour dire l’amour qu’on continue à leur porter doublé du refus qu’on a gardé qu’ils soient partis. C’est fort, c’est beau, ça contient tout ce que les critiques pourront concentrer mais c’est écrit et chanté avec les tripes, et le superbe dessin de Louis-Charles Eymar en couverture, tout juste souligné des initiales du chanteur, fait que ce jour-là, précisément, on s’en souviendra plus encore, longtemps.
C'est ici et disponible sur toutes les plateformes, comme on dit :
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