04/11/2021
57.
16:42 Publié dans Blog | Lien permanent
03/11/2021
58.
Il y a des moments où il faut distinguer le moment que l’on vit du mauvais film qu’on en fait.
11:58 | Lien permanent
02/11/2021
59.
Sur le même réseau social, l’annonce de la mort de l’artiste qui avait tiré sa révérence la semaine dernière, avec panache. Et les pleurnicheries quotidiennes d’un homme qui ne supporte pas que sa femme l’ait quitté.
10:45 Publié dans Blog | Lien permanent
01/11/2021
60.
Si tu ne fleuris pas les tombes mais chéris les absents...

09:04 | Lien permanent
31/10/2021
61.
Quatre-cents ans après, ça le ferait encore sourire, La Fontaine, ces petits barons de la médiocrité qui s’offusquent d’un trait d’esprit pour plaire à ceux qui leur donnent accès à la Cour.
08:44 Publié dans Blog | Lien permanent
30/10/2021
62.
Il leur fallait un concert comme ça, aux Noz, un vrai, dur, sauvage, avec un Xavier Desprat aux commandes qui n’aime rien tant que le son envoie du bois. Le Voyage de Noz était en concert au Radiant-Bellevue, hier, deux ans après qu’ils sont venus présenter leur album « le début, la fin », ou l’inverse, c’est selon. Là, ils venaient défendre l’amour, leur dernier album, dont il semblerait, selon eux, qu’il fût, avec ou sans le subjonctif imparfait, et qu’il menace de ne plus être, dans ces sociétés pré-mâchées, sur-protégées, qui incitent, on le dit, à ne plus rien risquer, et surtout pas (plus) sortir, aller en concert, retrouver de vieux amis, et profiter de ce que la musique fait de mieux, rassembler ceux qui ont envie de suivre, dans la permanence, l’idée qu’ils sont encore vivants, et bien vivants. Niveau capillaire, le chanteur continue de se frotter les cheveux comme avec une lotion qui ferait tomber ceux de son bassiste, puisque Pedro (l’âne), on le sait, ralentit la chute des cheveux. On vient par le train, comme ils disent, de loin ou de la proche banlieue, parce qu’on s’est excentré, à la cinquantaine. Les Noz n’en ont cure et balancent, dans l’ordre et dans l’intégralité, les dix-huit titres de leur dernier opus: ça va de l’apocalyptique - et stroboscopique - titre éponyme jusqu’aux excuses que l’auteur présente, non pas au public mais au double autobiographique qu’il s’autorise dans cet album, jusqu’à se nommer lui-même pour mieux se dédouaner. Le concert est linéaire, mais le groupe est plus conséquent que jamais, Pétrier laisse plus de place qu’il en a jamais laissé, à Marc Baujard, le guitariste, pour le « Je préfère qu’on reste amis » ou à Nathalie, pour « la chambre d’hôtes ». Il faut le voir, Stéphane Pétrier, ce show-man unique, mille fois recensé ici, se mettre en retrait pour laisser le texte prendre le dessus. On comprend vite - nonobstant les habituelles bécasses qui jacassent plus fort que la musique - que ce concert sera du même acabit que celui du Ninkazi, quand ils étaient venus jouer « Bonne Espérance », en entier et de façon unique. Trente-cinq ans que ces hommes-là entretiennent la passion, disait Pétrier, la veille. Leur manifeste amoureux, romantique en diable (mais dans les quatre éléments du mouvement, l’amour, la mort, le temps et l’élément naturel) se vérifie de bout en bout, Stéphane Thabouret n’a plus d’autre souci photographique que de poser entre deux tours jumelles, le rappel de vieux titres - intégrant la Tempête, shakespearienne en diable - ne leurrant personne de sensé : il s’est encore passé quelque chose avec les Noz, et c’est toujours inattendu. Je peux (re)partir tranquille, ils m’ont donné, comme à chaque fois, la force de revenir. Dans leur thématique, il y a une zone (libre) entre le train qu’on prend et celui dont on s’excuse de ne l’avoir pas pris. On en est tous là, quand on est conscient. Mais la conscience ne se décrète pas, elle se mesure. Et j’ai fait encore un sacré bout de chemin avec ce groupe fondateur de mon âge d’homme. J’irai vérifier ça à la prochaine date.
03:20 | Lien permanent
29/10/2021
63.
En 1986, mon histoire avec Marie-Ophélie n'a pas dépassé le stade des lettres enflammées qu'on s'était envoyées l'été, et ça n'est rien de dire qu'elle l'a très mal pris. Mais mon coeur était déjà occupé, même s'il m'a fallu attendre trois ans de plus pour que cette jeune femme s'inscrive - très durablement - dans ma vie. On achetait des pirates chez Bouldingue ou JPC, on allait boire des coups après les entraînements de basket, manger des pizzas au Popolo, on rentrait du concert de Simple Minds à Grenoble sous une tempête de neige, en 2CV, sans savoir comment monter à La Croix-Rousse. En 1986, j'écrivais encore à Marie-Pierre Dussaux, cette correspondante avec qui j'ai grandi, de nos 14 ans jusqu'à nos 25, des centaines de lettres que j'ai gardées, là aussi. Ça dit tout d'une époque, les correspondances, ça inscrit surtout celle qu'on vit dans un vide lipovetskien. Mais en 86, surtout, se préparait (déjà) le grand remplacement: à Limonest, fin décembre, la veille de mon anniversaire, je vivais mon premier concert d'Aurelia Kreit. Et deux mois après, au Vaisseau Public, celui du Voyage de Noz. Les similitudes étaient grandes, et nos morgues d'angry Young men se chargeaient d'ironiser un peu. On ne savait pas que l'année d'après, Pétrier chanterait avec eux les Jardins d'Ellington à la fête de l'INSA, qu'ils joueraient encore ensemble en ouverture du dernier groupe soviétique (ça situe!), avant que les Kreit se séparent, que les Noz continuent, que les deux groupes se retrouvent trente ans après, que le Voyage se poursuive ce soir au Radiant. Oui, "en 35 ans, tout a changé, sauf la passion." Mais si je suis la logique (capricieuse) du temps, il faudra retrouver Aurelia d'ici peu.
Photo des protagonistes, 35 ans après. Copyright : Stéphane Thabouret
11:46 Publié dans Blog | Lien permanent
28/10/2021
64.
C’était à prévoir: deux jours (de repos) après la première, sans Générale, j’ai une irrépressible envie de défendre et présenter mon Contrebrassensiste sur scène, en mieux. Ça tombe bien, la demande existe.
18:36 Publié dans Blog | Lien permanent






















