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11/09/2013

Intimidé.

Je lis en ce moment un livre dont il ne m’est pas permis de donner le titre, qui n’est pas encore sorti, que son auteur m’a confié sous forme de tapuscrit et que j’ai tout d’abord rejeté, pour son aspect austère : une saga naturaliste, l’ascension non résisitible d’un homme de la campagne – à qui on a donné le nom d’un empereur -  qui s’extirpe de sa condition par une intelligence innée doublée du sens des affaires et d’une conscience de tout: du monde qui change autour de lui, des affres de chacune des classes sociales traversées, des échappatoires à trouver. C’est une somme, que je n’ai pas encore terminée, mais je n’ai pas le souvenir, notez déjà, d’avoir lu dans ma vie un livre aussi remarquable dans son écriture, dans le vocabulaire exhaustif qu’il sollicite pour décrire là l’étal d’un vendeur de tissus, là l’univers feutré de la bourgeoisie, des repas en ville ou des misères de ferme. Un livre qui réconcilierait Flaubert et Zola, tout en fouillant du côté de Bernanos et de Michon : ne me demandez pas comment c’est possible, je ne pensais pas qu’un jour ce le fût. Ce billet en appelle un autre à venir, une fois la lecture consommée, mais je le dis sans ambages, plus facilement encore parce que je lui ai d’abord résisté : c’est un livre qui repousse les limites de l’écriture, en tout cas qui fixe les miennes. 

17:31 Publié dans Blog | Lien permanent

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