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18/07/2013

La chute du Cheval.

16:27 Publié dans Blog | Lien permanent

16/07/2013

Rattrapages.

L&M T.jpgL’écriture en direct passe à l’horaire d’été : je n’ai rien dit de la soirée de samedi parce que « Littérature & Musique » était en mode concert sous les toits et qu’un événement privé doit rester privé. Mais il y avait du monde, 56 personnes, en face de notre belle scène, à Chaponost. Un public à qui l’idée a été proposée sans qu’on sache si, en amont, le principe les a séduits. C’est un concept original de mêler la lecture publique et le récital de chansons, un exercice exigeant dans l’attention : le set dure trois quarts d’heure, pendant lesquels le regard des spectateurs va du violoncelle de Clara au lapsteel de Gérard, à l’éclat de son Dobro, sans perdre de sa concentration pour entendre les mots d’Eric. Moi, perché sur mon tabouret haut au cœur de l’action, je présente les textes, raconte comment ils sont venus, cabotine un peu sur le rapprochement improbable entre le C,V&H Band et le E-Street du même nom : parce que nous avons joué à Genève, Eric et moi, mais que Springsteen n’a jamais joué à Chaponost. Je dis jouer bien que je ne joue pas, sauf de l’attention des gens et des sentiments que le texte sollicite. Des réactions, aussi. Depuis que je les lis, je retrouve les mêmes attirances, à la table des ventes, après le récital, pour la mémoire de la guerre d’Algérie ou la métaphysique des enfants de la partie de cache-cache. Le concert se passe, la quatrième représentation est supérieure aux trois premières, c’est le signe, selon Gérard, que le projet est viable mais qu’il faut encore progresser : dans l’écoute les uns des autres, dans l’harmonie. Dans l’intention, l’interprétation. L’équilibre est fragile, je le sais du haut de mon tabouret, encore : comment dire un peu plus que le texte sans trop en dire puisque le texte se suffit à lui-même ? De nous-même, nous décidons de ne pas finir sur l’impromptu de Camille, Clara & moi, que nous avons pourtant si bien passé deux jours avant. La peur de trop demander au public, sans doute. Gérard nous dira après qu’un auditoire ne se convainc que si l’artiste est sûr de sa force : nous n’hésiterons pas, la prochaine fois. A St Etienne, de nouveau, pour le Salon du Livre, en octobre. Ailleurs aussi, en mode privé, puis, une fois que le disque sera sorti, là où l’on nous invitera, sur un mode plus profesionnel : pas dans l’intention, pour le coup, qui l’est pleinement, professionnel. Mais dans la construction de l’événement : arrêter de jouer gratuitement (ou presque), ce sera la première étape de la reconnaissance du travail qu’un tel projet génère. Ce sera aussi un autre moment de notre parcours. De tout cela, je vous en parlerai fin août, pour mon rendez-vous à la Maison Vieille. D’ici là, « le Cheval de Troie » se met en mode vacances, vraiment, et roman, enfin. Farewell.


23:12 Publié dans Blog | Lien permanent

15/07/2013

Avant la fin.

Je n'écris pas non plus ce soir: demain sera ma dernière note avant la fin d'été et, qui sait, de blog.

22:07 Publié dans Blog | Lien permanent

14/07/2013

In abstentia.

Pas de note aujourd'hui, la restitution  de la rencontre d'hier attendra demain: je suis au bord d'une piscine, comme tous ceux qui affichent leur vie réussie. Avant de rentrer dans mon 55m2, sous la canicule.

20:22 Publié dans Blog | Lien permanent

13/07/2013

3ème temps.

Troisième jour du Littérature & Musique Tour, dans un décor qui me fait penser à la scène sublissimme de "Hable con ella". Violoncelle compris, sans Caetano Veloso. Pour l'instant.

17:34 Publié dans Blog | Lien permanent

12/07/2013

Sous les toits.

Très beau moment, encore, que ce concert sous les toits, version trois du concept "Littérature & Musique" qui progresse. Jouer après une journée de travail en studio pousse les musiciens à l'excellence et la soirée d'hier s'en est approchée, même s'il reste du travail. Le concept lui-même évolue: moi qui voulais ne rien dire d'autre que les mots de mes livres, je suis revenu à une prestation plus éloquente. Pour dire quelques mots, pour dédramatiser aussi l'aspect un peu solennel. Dans Littérature et Musique, le mot Littérature fait peur. Et la teneur des textes, sur laquelle on n'a jamais transigé, n'incite pas à la gaudriole. D'où le principe resserré dans le temps, trois quarts d'heure dont deux rappels. Hier, ma position était parfaite, inclus dans l'arc de cercle, tabouret haut, couvant mes trois saltimbanques. Profitant du moment, en plein. Cabotinant un peu, pour faire tomber la pression entre les extraits et les chansons enchainés. Gérard dirige, du regard et du sourire, comme à l'habitude. Clara excelle, elle a joué deux heures avant le concert, sans se soucier des premiers arrivés, hypnotisée. J'assumerai la répétition de ces propos: Éric a composé les morceaux, les interprète avec la fragilité qui leur convient; Gérard les a arrangés, avec rigueur et professionnalisme, les a sublimés ; Clara les a illuminés de sa grâce et de celle de son instrument. J'observe le public, curieux et attentif. La controverse de Gilly revient: l'homme de "Ciao, Bella" est-il un lâche ou un vrai romantique? En bon sophiste, je pose la question mais ne souhaite pas y répondre, assurément. Je signe pas mal de livres à la fin, ce qui est bon signe. Celui que les invités souhaitent poursuivre la relation nouée avec les mots. Aujourd'hui, le travail de studio reprend, avec ardeur. Ces morceaux que tous ceux qui les entendent voudraient pour eux, ils ne sortiront que quand tout sera parfait. Du travail, il en reste. Du plaisir et de l'émotion aussi.

18:17 Publié dans Blog | Lien permanent

11/07/2013

Quartet.

Premier jour de studio dans les belles cabines aménagées d'Eric. Plusieurs heures d'installation nécessaires la veille au soir, le temps d'un ballet technologique à base de micros dédiés, de clics assignés à d'autres sorties, de dizaines de mètres de câbles et de pré-amp à faire chauffer. Un quatuor avec une place chacun, en arc de cercle en mode concert et en croisé en mode studio: chacun se voit, peut s'assurer en une seconde de l'aval d'un des trois autres, voire des trois. Le programme est serré, ce soir, c'est la 3ème représentation de "Littérature et Musique", en mode concert privé et, bonne surprise, devant pas mal de monde, ce qui incite toujours à donner le meilleur de soi. Drôle d'impression, maintes fois vécue mais sans cesse renouvelée, de voir les chansons qu'on a écrites se mettre en place. Il y a dix ans, Éric et moi rêvions d'une violoncelliste, elle est là. Avec Tonton, qui prend les choses en main en studio: réglage du son,´équilibre fragile. Les chansons ne se font pas en un tour de main, mais par capillarité. Le chant passe, les pistes de lapsteel et de dobro s'y ajoutent, le violoncelle irradie sa cabine insonorisée à l'éclairage feutré. Il faut que le musicien s'installe et se sente bien pour qu'on place les micros comme il convient. Ensuite, seulement, au casque et au clic, les trois commencent à jouerToujours le même pincement au cœur quand j'entends ce "à la moitié du temps donné" devenu gentiment mensonger. Les heures défilent mais rien ne presse: l'instant est suspendu. Et privilégié.

15:33 Publié dans Blog | Lien permanent

10/07/2013

Thunder Road.

L'envie de partir est, toujours chez l'homme, concomitante à la crainte de laisser derrière lui ce qu'il a vécu et ceux qu'il a aimés. Les actes manqués ont autant d'avenir que les projections mentales.

18:31 Publié dans Blog | Lien permanent