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28/01/2012

Polémique Victor.

406534_285116291543307_100001348146687_735693_902076529_n.jpgHier soir, je suis allé assister à la Carte blanche donnée à Samantha Barendson, à la Bibliothèque du 2ème arrondissement. Une soirée qui regroupait trois poètes autour d'un photographe, adepte de l'auto-dérision puisque se nommant lui même the fake Artist. Il ne devrait pas d'ailleurs, parce que ses photographies ont quelque chose de singulier même si, comme l'un des invités l'a fait, je n'aurais pas choisi moi les trois sur lesquelles Samentha Barendson a demandé à Frédérick Houdaer et à Robert Notenboom, poète de l'île de Groix (!) d'écrire des textes. Robert Notenboom, dont l'hôte dit qu'il l'a impressionnée par le biais d'une maxime, à savoir qu'un mot de trop, en poésie, était un mot insultant, ou quelque chose comme ça. Ce qui m'a plu dans l'idée, pas dans la pratique de son premier texte, que j'ai trouvé trop autocentré et trop classique, dans la langue. Je sais que je ne devrais pas et que je prête le flanc à un retour critique en conséquence, mais là est justement l'objet. Je prends de plus en plus de plaisir à aller à la rencontre des poètes, toujours sans en revendiquer l'appellation, même si je songe de plus en plus à regrouper des textes poétiques en recueil. Mais j'ai aimé reprendre hier la discussion avec Jean-Baptiste Cabaud laissée ici. Sur la façon de dire la poésie, et parfois de se satisfaire de la sienne, ou d'en donner l'impression. Et j'ai envie, de plus en plus aussi, de dire que telle poésie me parle, ou pas. Voire pourrait me parler, sans pouvoir l'entendre. Mais tout va pour le mieux: j'y suis allé pour entendre et Samantha Barendson, et Frédérick Houdaer, dont le recueil "Engelures" m'a impressionné: une poésie sèche, épurée, s'accrochant au quotidien et en dépassant la vulgarité. La récurrence des rendez-vous avec sa banquière - un des 69 portraits de femmes du recueil - m'a rappelé le meilleur Bukowski, celui de "l'amour est un chien de l'enfer". J'en reparlerai prochainement. Samantha Barendson a servi une poésie qui me semble à l'inverse de l'image rigolote qu'elle s'échine à donner d'elle-même: des textes qui commencent légérement et qui, par effet de gradation et d'énumération, comme pour ses déménagements, dessinent une existence maintes fois bouleversée. Non linéaire. Son bilinguisme - et celui de son recueil "Los delitos del cuerpo" - lui permet de fausser elle-même la traduction, d'aller au coeur du mot. Elle lit bien, sans effets, et le texte fait mouche: des instantanés, des moments que l'on a vécus, des images de cinéma qu'on connaît, bien qu'elle n'en sache rien. Ce jeudi de la poésie programmé, exceptionnellement, un vendredi, a visiblement fait taire les habitués, qui prennent habituellement la parole quand les poètes ne sont pas invités. D'où la question, toujours: est-ce à l'auteur de venir lire son texte, à d'autres de s'en emparer? Mais qui, alors? Des comédiens, au risque qu'ils en rajoutent, jusqu'à l'effet contraire? La question est réelle, puisque samedi prochain, devant, vraisemblablement, une bonne cinquantaine de personnes, je reprends le rôle du narrateur de "Trop pas!", avec, je l'ai décidé, moins de réserve qu'à la Casa, pour la sortie. Houdaer, Cabaud et moi avons promis d'en reparler. Les autres sont évidemment les bienvenus. Si vous les connaissez, faites-leur mes amitiés (référence cinématographique aussi, SB!)

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