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19/12/2018

Ground Countrol to Major Tom - 2

Je retiendrai de mes 45 ans le fait qu’ils sont arrivés le jour pile où j’organisai, contre toute réticence d’amis de la partie – tu ne peux pas imposer sept heures de musique live à tes invités! – un concert géant, sur une vraie scène d’une vraie (petite) salle de spectacle, au bar attenant, tenu, tout au long de la soirée, par mon fils, son cousin et sa cousine. Dix groupes ou artistes qui se sont succédé sur la scène, avec des impératifs précis : pas plus de vingt minutes, le temps d’apprécier, ou d’attendre la suite. Ce soir-là, j’ai vu jouer des amis à qui je n’osais pas aller parler, quelques années auparavant, qui sont venus pour moi, pour ma démarche esthétique. Personne ne s’est cru supérieur à personne, j’ai eu de la chanson française, du rock, du blues, du classique, j’ai vu des musiciens heureux d’être là, de se rencontrer, d’échanger. Un public ravi, de la fréquence et de la qualité des intervenants. J’ai écrit chaque seconde de cette soirée pour m’en souvenir et elle reste très marquée dans mon esprit. Cinq ans après, si j’étais Marty Mc Fly, je remonterais quelques mois en amont et je ne laisserais pas les choses se déliter comme elles l’ont fait dans ma vie. Quelques mois, juste, pour ne pas laisser se perdre une belle rencontre, accepter de me laisser vivre autre chose. Un être, à cette époque, ne s’est pas incarné, il représente, néanmoins, la somme des regrets que je continuerai d’avoir. Parce qu’on en a tous. Il suffit de les accepter. J’ai beau jeu, néanmoins, de dire que je n’étais pas prêt : la contrepartie, c’est que le seul – autre – enfant que j’aurai jamais, à qui j’ai tout sacrifié, à ce moment-là de ma vie, naîtra bientôt. Dans neuf mois, cinq ans après.

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