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02/07/2016

L'estivant.

J’habite au cœur d’une ville qui ne s’arrête jamais, dont l’été s’écoule au rythme des fêtes, des défilés, des joutes, des festivals qui s’enchaînent. D’ici quelques jours, les voix vives de la Méditerranée s’exprimeront sous mon balcon, sur la place centrale : j’en écouterai des bribes, m’agacerait d’autres. L’impression est étrange d’habiter en vacances : pour la première fois de ma vie, je languis que celles-ci se terminent, pour que la ville reprenne son calme, la douce indolence des belles soirées du début de l’automne. Qu’elle ne soit plus qu’à moi, pas aux dizaines de milliers d’estivants, même pas éternels. C’est égoïste, je sais, mais à la fois, je mets mon temps libre dans la balance ! Et je maintiens le minimum d’air et de frais qu’il me reste, ici, vis en décalage avec les vacanciers, dans mes horaires de plage, d’activité, de travail. J’ai terminé ma première année professionnelle au beau milieu de l’étang de Thau, en barrant moi-même la baleinière, puis en fêtant ça dans des endroits que je n’aurais jamais découverts si on ne m’y avait pas invité : des petites merveilles préservés, en bordure de l’eau, à dix mètres. Des cases africaines, réinventées, aménagées, cachées derrière une végétation luxuriante. Un Sète intime, auquel j’accède, puisqu’on dit de moi que j’en ai l’esprit. Je prends, avec plaisir et humilité. Et je garde les yeux grand ouverts.

15:17 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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