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02/05/2016

Triste planète.

J’entends pas mal de personnes souhaiter que cesse cette année 2016 qui emporte un après l’autre pas mal de nos souvenirs de jeunesse. C’est vite oublier que 2015 fut juste terrible sur d’autres plans et qu’a priori, inexorablement, rien n’annonce que les choses s’arrangeront dans le futur. C’est peut-être là les prémices d’une conscience que personne d’entre nous n’a demandée  ça nous allait bien jusque là, l’illusion que tout ce qu’on a connu finirait par revenir, que les choses et les gens perdus ne l’étaient jamais tout à fait. Chaque annonce, disais-je à un ami, tout à l’heure, nous ramène à notre réalité, de mortel, de passage. Ramène aussi à la surface des visages et des noms, d’autres, dont nous nous étions habitués à l’absence tout en se jurant du contraire.

Je n’ai jamais été dans la fan-attitude et j’ai souvent croisé Hubert Mounier sans avoir besoin de lui parler ni envie de l’importuner. Je n’ai pas forcément été un afficionado de sa musique. Mais j’aimais l’artiste et il n’en est pas moins que c’est, au-delà d’une perte nationale qui ne sera pas assez soulignée, la fin trop vite arrivée d’un âge d’or lyonnais, un peu écrasant pour ceux qui ont suivi, mais exaltant dans ce qu’il contenait de juste et de foutrement désobéissant.

J’aimerais dire que la mort ne frappera pas en 2017, mais je m’avancerais un peu trop, quand même. D’autant qu’il y en a quelques-uns dont on voudrait bien que… Mais on ne souhaite pas la mort des gens, ça les fait vivre plus longtemps, a dit un autre chanteur. Puisque le spectacle continue.

17:22 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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