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15/02/2016

Ghost dancing.

Dans l’ivresse du vent, sur la plage déserte, je pense soudain à Emilie, ma petite fille maladive de « la Partie de cache-cache ». Elle avait onze ans dans le récit, il y a cinq ans, elle a survécu au drame, y a perdu un être cher, sans comprendre autre chose, dans l’instant, que ce qui fait la lâcheté des hommes. Comment a-t-elle grandi avec ça, comment s’est-elle construite sur ce double sacrifice ? C’est elle qui, déjà, m’a posé le plus de difficultés dans l’écriture, c’est elle qui m’obsède encore, aujourd’hui, dans toute sa fragilité, son anaphylaxie. Le fait que la personne qui m’a aidé à écrire sur l’allergie vienne d’avoir 50 ans ? Le fait de retrouver, samedi au Réalgar, Jean Frémiot, qui m’a inspiré le décor et le premier protagoniste de l’histoire ? On travaille dans le roman sur le passé des personnages, histoire que leurs réactions, les interactions avec les autres soient cohérentes, mais on ne se soucie pas assez de leur avenir. Et parfois, ils nous le font payer.

18:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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