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14/02/2016

La note bleue.

De toute manière, ça n’est qu’une question de note bleue, au bout du compte. Et, de fait, encore un problème des Romantiques, puisque l’expression est née de la musique de Chopin, de la bouche de George Sand. Laquelle était plus douée dans le port du pantalon que dans les droits d’auteur, parce qu’après s’être fait piquer par Musset la tirade de Perdican, elle a fini par la perdre, la note bleue qui résonne « dans l’azur de la nuit transparente » gnagnagna... On n'en a gardé que le cliché de la mélancolie et, en jazz, le fait d’attaquer par en-dessous la note qui fait partie de la mélodie. En tout cas qui en relève: on est dans les hauteurs sonores, dans l’harmonie, pas dans l’univers de mecs en noir et mal peignés ! La note bleue, c’est le tempo qu’on donne à sa propre vie, la façon dont on accepte que le temps s’écoule : les écrivains, les sculpteurs, tous ces boloss, seront dans le fugit amor, les musiciens dans le tempo rubato, le temps volé, dérobé. On accélère des notes, on en ralentit d’autres, on suspend le temps avant qu’il ne nous rattrape. Ça n’est pas de la mélancolie, c’est de la métaphysique !

(Travail en cours.)

14:06 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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