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13/03/2015

Paroles & Musique (7/7).

Je m’étais persuadé que je terminerais, que je ne pourrais que terminer cette liste-là par Barbara, qui m’a tellement accompagné dans ma vie de jeune homme, mais elle mériterait un classement à elle-seule, qui changerait tous les jours, de « la solitude » à « Pierre » en passant par « Marienbad », que j’ai chanté à Delphine Seyrig, sur sa tombe, en face de celle de Baudelaire. Barbara, l’incroyable ligne de contrebasse de « l’Aigle noir », les concerts millimétrés, les rituels, les transes… Mais non. Puisqu’il y a arbitraire, autant qu’il la touche elle, parce que de toute manière, elle me suivra jusqu’à la fin. Alors, pour terminer, qui ? Bashung, entre « Happe » et  « la nuit, je mens » ? Gainsbourg, entre « l’Anamour » et « je suis venu te dire que je m’en vais » ? Eicher, que je vais voir ce soir pour la dixième ou quinzième fois, je ne sais plus, vingt-neuf ans après l’avoir découvert ? Puisqu’il faut choisir, je m’arrêterai sur cet homme dont les concerts sont des sommes de générosité et de mise à nu. Sur un texte qui rend sublime le fait de puer des pieds, du niveau du livre du même nom, d'Albert Cohen. Sur un moment de télé qui voit deux pitbulls ricaneurs se liquéfier devant tant d’émotion. Arno, c’est un monstre de tendresse et ce texte-là, issu d’un album comme il en sort un tous les vingt ans (« Arno à la française », avec un « Comme à Ostende » dantesque), qui donne à la belgitude tous les honneurs de sa culture. Celle qu’on s’approprie quand ça nous arrange.

15:11 Publié dans Blog | Lien permanent

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