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10/02/2015

Lâcher des noms.

La mémoire, puisque c’est le thème, connaît parfois des permanences incroyables : je n’ai jamais oublié qu’alors que j’étais élève de Terminale, j’ai réalisé un stage de deux semaines dans un établissement scolaire de la Croix-Rousse, pour y être l’assistant du professeur d’anglais, intervenant en classes de… Première. J’y ai même animé une séance sur la chanson « New-York », de Art Garfunkel. Vingt-huit ans avant d’y aller. Mais là n’est pas la particularité du souvenir : dans ces classes dont les élèves me regardaient, goguenards, vu que j’étais parfois plus jeune qu’eux, une seule tête aimable et sympathique m’est restée, une présence évanescente, une voix très douce et un sourire sublime. Un nom, qui m’est resté. Avec l’envie, dès ce stage terminé, non de devenir professeur d’anglais, mais d’immortaliser l’instant. Mon premier portrait écrit, dans un cahier qui a disparu, depuis. Elle s’appelait Valérie Calliès, elle doit s’appeler autrement maintenant, avoir vécu une autre vie que la mienne. Je voulais lui dire que j’avais eu le Bac.

16:29 Publié dans Blog | Lien permanent

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