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22/08/2011

L'obole.

C'est curieux, ce regard que les gens à qui j'ai affaire, portent sur moi, mi-amusé, mi-envieux. Tous, pourtant, me disent que c'est bien d'avoir autant de projets et de dégager autant d'énergie. Le savent-ils, tous ceux-là, que rien ne prédomine plus que le doute dans les paris que j'ai faits et que je poursuis avec l'obstination prévenue des gens qui savent qu'on n'a plus assez d'essence pour faire la route dans l'autre sens? Cette dime que je verse à l'avenir incertain, la relèguent-ils dans le lot commun des regrets ou se satisfont-ils silencieusement que d'autres s'y risquent pour eux? Je n'ai aucune réponse à tout cela, je me risque à voir arriver le futur, c'est déjà ça. Je ne tomberai ni dans l'aigreur ni dans la paranoïa, mais il se peut, en fait, que je me risque au silence, un jour.

 

En passant, également, merci Christian.

20:02 Publié dans Blog | Lien permanent

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