29/05/2026
Que sont-ils tous donc devenus?
C’est assez dingue, quand on passe sa vie à écrire, qu’un autre trouve les mots pour vous, en 3’40 qui plus est, sur des sujets aussi parlants que l’amitié, l’amour qu’on porte à des gens, qu’on croit éternel, justement parce qu’il est délesté des lourdeurs de l’autre (amour). Et là, cet homme-là - que je connais depuis sa Fossette, que j’ai vu sur scène à ses débuts (avec Miossec et Philippe Katerine pour 50 francs !), qui a traversé ma vie entre son Courage des oiseaux, son Gros Boris, son Twenty-two, son Eleor, écouté chez Franck Gervaise, la première fois – balance son narratif pour dire le difficile chemin de ces liens qui se sont défaits, sans explication, le plus souvent, parce qu’on se convainc, de part et d’autre, du côté rédhibitoire de l’autre – un nom, ça se raye -pour ne pas se poser la question de soi. Un homme qui dit le temps qui passe sans revoir ceux dont on n’aurait jamais imaginé qu’ils n’existent plus tout en continuant à être, quelque part. « J’attendais tôt ou tard que l’un de vous survienne », dit-il, pour ne pas avouer qu’à force d’attendre sans rien faire, eh bien, rien ne se passe. C’est un sujet qui m’a toujours parlé, sans que j’en dise rien : lui le chante, et très bien.
09:27 Publié dans Blog | Lien permanent






















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