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18/04/2026

Un livre-disque.

pochette EP Phébus.JPEGJ'ai quelque part une photo de moi enfant - petit blond bouclé - assis sagement devant le tourne-disque, mon nounours sur les genoux, lisant l'histoire qui m'était racontée simultanément. Il faut croire que cette permanence a joué, puisque bien des décennies plus tard, après une dernière à voir évoluer le projet, initié par mon ami Sandro et repris, différemment, par le Maestro Fred Dubois (le directeur artistique de Trop Pas!), voilà aujourd'hui, enfin, Ciao Bella, quatre chansons disponibles sur toutes les plateformes numériques, à écouter, c'est encore mieux, en lisant la nouvelle offerte ici. 

C'est un vraie joie de voir cette histoire rendue publique. Jean-Renaud Cuaz, qui héberge la nouvelle sur son site, en dit ça et c'est très beau : 

"Il y a des soirs qui n’ont l’air de rien et qui pourtant s’installent en nous comme une musique obstinée. Celui que raconte Laurent Cachard commence par une porte tenue trop longtemps, un sourire qui s’attarde, et cette impression étrange de reconnaître quelqu’un qu’on ne connaît pas encore. La Petite Havane n’est qu’un décor, presque un alibi : on y boit, on y rit, on y danse un peu trop près, comme pour vérifier que tout cela est réel. Ils jouent à s’apprivoiser. Elle parle fort pour masquer ce qui tremble, lui murmure pour retenir ce qui déborde. Entre deux chansons d’adolescence, ils s’évaluent sans le dire, comme si chacun devinait chez l’autre une faille familière.

Le désir est là, évident, mais tenu en laisse, presque élégant. Il y a dans cette retenue une forme de courage, ou peut-être de peur plus raffinée. La nuit les pousse dehors. Les rues du Vieux Lille deviennent complices, sinueuses, propices aux confidences incomplètes. Elle se rapproche, il accueille, et leurs silences en disent plus que leurs phrases. Ils pourraient basculer, céder à la facilité d’un baiser qui résume tout. Mais non. Ils choisissent l’intervalle, ce fragile espace où tout est encore possible.

Alors ils inventent autre chose : une proximité sans possession, une tendresse sans promesse. Et quand enfin un geste arrive, il n’est pas conquête mais offrande. Le reste importe peu. Certaines nuits ne cherchent pas à durer : elles veulent seulement être inoubliables."

Bonne lecture et bonne écoute! Merci de me ramener enfant, un temps.

Merci à Eric Hostettler, pour l'hébergement musical.

11:27 | Lien permanent

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