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06/10/2019

Tuer l'éphémère.

Le Salon du livre que je préside accueille parmi (beaucoup) d'autres un auteur que tout le monde aime, pour ses livres, pour sa sympathie et pour son parcours. Il est connu, brillant, engagé, mène des ateliers d'écriture en univers carcéral, promène sa bonhomie avec, qui plus est, cette pointe d'accent chantant (et qui n'en finit pas) qu'on affectionne tout naturellement, ici. Mais ça n'est pas pour parler de lui, ni même du festival - j'essaie de distinguer les univers - que j'écris cette note, ce soir. C'est parce qu'il aura vite oublié que je l'ai interviewé dans une librairie qui m'avait embauché il y a dix ans pour tenir le blogs et mener les rencontres. Et un peu plus que ça. C'est ce un peu plus qui a fait que tout s'est écroulé dès que le lien s'est fissuré. J'ai encore les pages de notes sur ma préparation de l'entretien, j'ai son livre de l'époque dans lequel une femme a entouré des lettres censées composer des mots et un message, d'amour. De tout ça il ne reste rien, sinon l'auteur, et moi, qui vais le saluer cordialement. Sans rien lui rappeler d'une époque que lui et moi - et moi pour une fois - avons laissé derrière nous.

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