Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

24/03/2012

Compagnon d'infortune.

 A l'angle de l’Avenue Berthelot et de la rue Claude Bernard, juste avant de prendre le pont Gallieni puis le tunnel de Fourvière, il y a, depuis plus de deux ans, maintenant, un homme qui fait la manche. Est-il roumain, est-il algérien, je ne sais pas. Mais il a une particularité, outre son pied-bot : il ne se concentre que sur une voiture et, que l’issue soit positive ou non, il sourit, magnifiquement, implore le ciel, se frotte le visage avec des gestes amples et démonstratifs. Quand vous lui donnez une pièce, les manifestations de joie sont décuplées, il faut vraiment que le feu passe au vert pour qu’il vous laisse partir. L’autre jour, je ne l’ai pas vu. Je me suis dit qu’il manquait quelqu’un à ma journée et me suis maudit, juste après, d’avoir pensé ça.

18:26 Publié dans Blog | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.