Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

11/06/2011

Pensées

IMG_0054.jpgJe jette un œil dans cette exposition collective et associative, il y a près de deux cents œuvres exposées dans cette salle qui n’est pas si grande. On me dit que le thème est le regard, je pense immédiatement qu’il eût fallu lui laisser une place plus grande pour respirer. Je suis venu pour voir la pièce de Léonie. Elle a douze ans, quelques-uns de ses dessins illustreront le livret de « Trop Pas ! » quand celui-ci sera finalisé. Pour l’heure, ses dessins ne se remarquent pas puisqu’il y en a partout. A chaque fois que je rentre dans une galerie, je pense à Förster Laffond dans « Escalier C », à cette fille qui l’aborde :

- Vous avez quelque chose contre les artistes ?
- Vous avez quelque chose contre les vieux cons ?
- Je suis sûre que vous n’en êtes pas un.
- Pas plus que vous n’êtes une artiste.

Je sais qu’il n’est pas charitable de penser que certains devraient s’abstenir, mais le débat sur le Beau et le joli est philosophiquement légitime. On lit chez Pascal que juger d’une œuvre qu’elle est jolie est parfaitement inutile puisque lié à un jugement personnel qu’on tente d’imposer à l’autre. Que la belle œuvre touche au sublime, à la grâce. Fût-elle naturelle, seulement. Je digresse, je pense à ce « Tree of life » que j’ai aimé. Une psychologue qui expose s’essaie à l’auto-dépréciation artistique, c’est savoureux. Je reste sur des valeurs sûres : une déclinaison du visage de la déjà sublime Kristin Scott-Thomas va de Modigliani à Andy Warhol. J’en voudrais chez moi, mais je déferais le triptyque, pas sûr que l’artiste soit d’accord. Je sors de l’exposition dubitatif : une œuvre s’impose-t-elle vraiment ? Quels sont les mécanismes qui font que, moi aussi, je joue de cette violence pour imposer les miennes ?

11:58 Publié dans Blog | Lien permanent

Les commentaires sont fermés.