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31/12/2015

Kuindji.

image4091 kouindji.jpgQuand Nikolaï se réveilla, il regarda par la fenêtre, contempla la steppe qui défilait. Son Ukraine. La Constitution dont il rêvait inutilement, selon les mots mêmes du Tsar. Il y avait pourtant cru : à la révolution bourgeoise, pas à l’insurrection. Il y avait cru, à une démarcation nette d’avec la Russie. Il avait même rêvé du retour des peintres, déportés en Sibérie parce qu’ils ne voulaient pas s’établir à Saint-Pétersbourg. Il pensait à ce même paysage, immortalisé par Kuindji. Son ciel menaçant, rougeoyant, les strates de ses nuages vers un ailleurs auquel il se destinait. Ces hommes qui rêvaient de revoir l’Ukraine, il les niait et se perdait en voulant la fuir. Le conflit de Nikolaï était permanent, mais en bon ingénieur, il avait refoulé les questionnements et choisi la solution rationnelle. S’il partait, c’était pour la question juive, parce que celle-ci comprenait les autres ; c’était aussi parce que Varvara avait ailleurs la possibilité de vivre une vie qu’elle regrettait. Que Vladislav y trouverait son compte. Et que la famille Kreit sauverait sa peau, que personne ne se retrouverait le corps cloué sur une grange, au vu de tous, le lendemain.

Bonne année 2016. La mienne sera consacrée à la finalisation de ce projet. En espérant une sortie pour l'année d'après, ce qui ferait sens, après tout.

 

11:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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