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25/12/2015

Conte de Noël.

L’habitacle de la voiture est devenu le cabinet du juge d’instruction : il fallait démêler l’écheveau des accusations gratuites, des suspicions et des grâces un peu trop vite accordées. Après tout, le réveillon de la veille avait coupé court suite au rappel d’un blasphème, le crucifix dans la cuisine promptement enlevé, par défi, par conviction ? Chacun s’était mutuellement accusé de la chose, on avait sollicité telle ou telle fête, soirée, ivresse, à chaque fois démentie ardemment. Puis le lendemain, en rentrant du repas de famille, les souvenirs se sont peu à peu dévidés : on s’est remémoré telle soirée cocktail, excluant ceux qui ne les aimaient pas, la présence de telle personne, aujourd’hui perdue de vue, a été confirmée par le témoin principal, pris entre deux eaux, celle de la justice et celle du pacte d’honneur, celui de ne jamais balancer. Dans la voiture, on a vu des faux témoignages se construire, pour défendre le suspect numéro un, par solidarité mythomane. Petit à petit, mais à plusieurs, le souvenir nous est apparu, précisément. Deux des accusés, profilés en première instance, ont été disculpés, sans qu’on évoquât un quelconque préjudice moral. Pas encore. Mais la vérité a jailli, sans doute guidée par l’esprit de Noël.

21:54 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0)

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