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23/07/2015

Trabajo.

Le flamenco a toujours eu peur de la mort, tout en la chantant, ça n’est pas son premier paradoxe, ça ne sera pas le dernier. Le poids d’une culture, la crainte de tout ce qu’il y a au-dessus, sans doute. Rien ne s’approche plus d’elle que ce temps suspendu qui fait que, sur scène, tu ne sais pas si ce que tu joues relève du bonheur ou de la folie, mais la différence est que tu t’en relèves, à la fin. Parce que tout cela est un jeu, comme la vie. La Siguiriya, c’est toute la tragédie humaine, du désespoir jusqu’à la mort, c’est notre Antiquité à nous, notre classicisme, comme les Français : trois ou quatre vers heptasyllabiques par copla, le troisième toujours plus long. C’est le flamenco solemne, celui qui joue de la tristesse d’un peuple, pas le festero que j’aurais voulu que tu gardes de moi. Mais la mort est un tout, et au moins, j’aurai eu un décor. Né sur la plage de Rinconcillo, mort à Cancun, il y a une continuité, entre le vent, le silence et les colères de la mer. 

18:00 Publié dans Blog | Lien permanent

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