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10/03/2015

Paroles & Musique (4/7).

Je ne peux pas dire combien de fois j’ai écouté cette chanson, les compteurs de mes ordinateurs successifs ayant renoncé à les chiffrer. Une chanson écrite à la première personne du singulier, mais en mode féminin, par un élégant « surprise », un « régulière » antinomique, au vu du premier titre du morceau, initialement composé pour Jeanne Moreau, sans doute en réponse, plus de trente ans après, à son « Tourbillon de la vie ». Le ménage à trois, celle qui est choisie, pas seulement aimée (la nuance est de Gide, qui n’y connaissait rien en femmes, mais en amour, oui), c’est le thème sous-jacent de la chanson, qui trouvera un titre définitif « à la Murat », puisque « la chanson de Dolorès » n’est justement pas sur l’album du même nom. C’est sur la scène qu’il l’a chantée, en 1998, jamais – ou rarement – depuis (c’est drôle, je sais qu’en écrivant ça sur ce blog, des alertes vont sonner chez des Muratiens qui s’empresseront de répondre et de corriger…). Il n’empêche, ce morceau devenu mythique du répertoire du Bougnat est un sublime équilibre de mots simples et rebattus, qui fonctionne : peut-être parce que les oiseaux derrière (qui remplacent le public dans « live in Dolorès ») signalent à ceux qui écoutent ça qu’il faut aimer, parce que tout ce qui est éphémère dure, dans ce domaine. A ce jour, Murat n’a jamais rien écrit sur cette femme-là, maintenant, sur ce qu’elle pense de son choix, rétroactivement. Modestement, je l’ai fait, moi : un texte, « Indifférentiste », que je considère toujours, quinze ans après, comme le plus beau texte que j’aie jamais écrit. Qui souffre hélas d’une malédiction dont je parlerai un autre jour, peut-être.

16:43 Publié dans Blog | Lien permanent

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