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28/03/2010

Elliptique.

Image 7.pngPeut-être n'aura-t-elle jamais lieu, cette partie de cache-cache? En tout cas, elle ne se fera pas sous la forme que j'ai proposée... Après, les questions sont toujours les mêmes: je sais que ceux qui ont failli éditer Tébessa - qui ne s'appelait pas encore comme ça - préfèrent encore la version manuscrite à la version travaillée, il se pourrait donc que ce qui ne plaît pas à l'un pourrait plaire à l'autre, c'est une tautologie. Mais le serpent qui se mord la queue me met dans un drôle d'état: il y a malaise. Et puis quoi, quel rapport à Camus, encore? L'absurde fait sens, oui, mais la chute peut être damnation...

Je me souhaite le même mal qu'à Christian Chavassieux - puisque nous nous citons et commentons mutuellement, qui titrait il y a quelques mois "Ecrivain? Pfff!" et dont "le Psychopompe" sort la semaine prochaine, chez Huguet Editeur. Mais j'ai du mal à y croire aujourd'hui.

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27/03/2010

Le Superbe.

23505_375173398460_306532413460_3824160_7221971_n.jpgBenjamin Biolay, comme Murat, souffre du décalage entre l’image publique qu’il donne et celle qu’il réserve à ceux qui vont le voir en vrai jouer de la musique, ce qu’assurément il fait le mieux. Enfin, il souffre, à dire vrai, il s’en fout plutôt, ce qui renforce l’antipathie chez ceux qui ne comprennent pas qu’on peut à la fois donner dans la cour des grands, assumer, dans la diction comme dans la tabagie, le lourd héritage gainsbourien et ne vouloir, at the end of the day, que faire des chansons. Jouer de la trompette, puisque c’est ainsi qu’il s’est révélé musicalement au Conservatoire de la colline qui prie, qui surplombe le « Lyon presqu’île » qu’il s’est enfin, de ses exils bruxellois ou parisiens, décidé à chanter. Il y a deux ans, pour les nuits de Fourvière, son plaisir était réel, palpable, son émotion aussi. Hier aussi, au Transbordeur. « Plus pudique que la pudeur », ce BB-là, aux airs de Nick Cave translucide, a donné un concert de deux heures aux différentes facettes, rock, acoustique, presque disco par moments. Un premier tiers maladroit quand il doit se contenter de faire le chanteur, aux gestes mal assurés, alors que ses musiciens font ce que lui fait en studio. La voix, sujet de débat, fait davantage penser à Daho qu’au Cave sus-cité, mais il donne, s’engage, remercie le public d’être venu aussi nombreux, présente sa « Superbe », l’album de la décennie qui porte le mieux son nom – quand le dernier Murat joue, lui, l’antiphrase. Il alterne le parler avec les montées sur lesquelles il peine, mais le son des musiciens est lourd, prégnant. Le deuxième temps, au piano solo, commence avec « ton héritage », ce texte qui fait penser à tous ceux qui écrivent que cet homme-là n’est pas ordinaire. « Il va falloir faire avec, ou plutôt sans »…

Cinq morceaux, une petite demi-heure seul au piano, il est peu d’artistes capables d’une telle prestation. Ça permet en plus aux autres de se reposer un peu et de revenir poser du très gros Il a beau chanter « assez parlé de moi », « dans sa Merco-Benz » - dans des postures queeniennes qui permettent de se dire que ce garçon est sans doute plus drôle que sa mélancolie l’indique - tout renvoie chez lui au conflit de l’amour qu’on lui porte et celui qu’il ne s’accorde pas lui-même: padam, padam, padam, pam pam. Pourtant, au fur et à mesure qu’il enchaîne ses morceaux, on se rend compte qu’il y en a plus d’un qui a déjà marqué le paysage français de la chanson qui dit un petit peu plus qu’elle ne le laisse croire : chez Biolay, on peut parler d’une « commode dans l’entrée qui n’est pas noire mais bleue », de post-it laissés sur le frigo ou sur le guéridon qui résument un amour de sa genèse à son agonie.

Je savais que c’était dans le dernier rappel qu’il jouait « Les cerfs-volants », qui l’a fait connaître après qu’il a « ressuscité » Salvador. Je l’ai écrit déjà, je tiens cette chanson pour une des plus belles jamais écrites. Par quiconque. Je la garde en tête en sortant, comme un des vieux films qu’on s’impose de revoir régulièrement, pour ne pas oublier qu’on est ce qu’on sera. On reste Dieu merci à la merci d’une aventure…

 

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23/03/2010

N'achetez plus rien de Tintin!

Image 4.pngApportez votre soutien à Bob Garcia; passionné par l'oeuvre de Hergé et tintinophile depuis son enfance il est attaqué en justice par Moulinsart pour avoir "commis" de nombreux ouvrages en hommage à tintin et son maître, il suffit d'ouvrir ses livres ( tous éditeurs confondus) pour voir qu'il ne s'agit en aucun cas de "contrefaçons". Au terme d’un procès scandaleux et grotesque, Moulinsart et Rodwell sont parvenus à condamner l’écrivain et tintinophile Bob Garcia à payer la somme délirante de 50.000 euros. Son tort : avoir écrit 5 petites études sur Hergé tirées à quelques centaines d’exemplaires par une association tintinophile sans but lucratif. Personne n’a gagné d’argent dans cette entreprise, ni fait le moindre tort moral ou financier aux « ayant-droit » de Hergé.

Toutes les tentatives de négociation et de discussion ont échoué, y compris la demande de paiement par étalement. Les pétitions, lettres ouvertes à Moulinsart et à de multiples responsables politiques, articles et communiqués de presse, etc., ont été traités avec mépris et indifférence par Moulinsart et de Rodwell. Il était clair qu’ils voulaient « la peau de Bob Garcia » (intention annoncée par eux-mêmes depuis le début) afin d’en faire un exemple et de dissuader d’autres auteurs d’évoquer le nom de Tintin au travers d’études, de parodies ou de tout moyen jusqu’alors légal. 
Aujourd’hui Moulinsart et Rodwell mettent deux hypothèques sur la maison de Bob Garcia. Demain, ils peuvent ordonner la vente forcée et le jeter à la rue pour exercer leur racket.

c'est ici

08:41 Publié dans Blog | Lien permanent

Expectatives.

Pourquoi est-ce que, une semaine et un jour après que j'ai envoyé le manuscrit, mon éditeur ne m'a toujours pas répondu? Pourquoi la seule personne ayant eu accès au manuscrit avant lui me paraît-elle plus distante aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été? L'employé de chez LIPS, déjà mou comme de la guimauve et aussi efficace qu'un ectoplasme, a-t-il volontairement, dans sa remise, oublié le feuillet 64 en reliant l'ensemble?L'écriture rend-elle paranoïaque? Heureusement, de gentilles attentes se formulent du côté de Samoëns et Mégevette, que je visiterai bientôt.

07:11 Publié dans Blog | Lien permanent