« 2008-05 | Page d'accueil | 2008-07 »

30.06.2008

les fainéants dans la vallée fertile

Ce pourrait être le titre de mon blog en ce moment, mais c'est un avis de décès paru dans "Libé", aujourd'hui, qui rappelle que dans la société dans laquelle nous vivons, il vaut mieux passer par la Star Ac' pour qu'on évoque votre perte...

965.jpg

 

 

Il était encore ce dandy à l'ironie enjouée et à l'oisiveté créatrice. Le dernier, peut-être. Agé de 94 ans, Albert Cossery est mort  dimanche 22 juin dans sa chambre d'hôtel de Saint-Germain-des-Prés. Ce quartier où il avait fréquenté les plus grands, Genet, Vian, Camus, avec lesquels Cossery partageait au moins un point commun : lui aussi était un agitateur.

Agitateur, par son style mordant, et ses histoires aussi drôles que lucides. Pour l'écrivain égyptien, la paresse est un art de vivre, voire une véritable philosophie. Au régime tyrannique, à une dictature sans issue, les personnages de Cossery répondent par une étonnante alternative : une oisiveté sans limite, et largement revendiquée. Il y a chez eux quelque chose de Beckett, le pessimisme en moins.

Car l'absurdité ici tend à se faire joyeuse, comme dans Les fainéants dans la vallée fertile, où une famille cultive soigneusement la paresse comme elle cultiverait une plante rare. La moquerie suffit à éclairer le tableau de la condition humaine, comme dans La violence et la dérision, où l'insolence semble l'emporter sur l'ordre et la terreur.

Albert Cossery lui-même aurait souvent répété à son entourage "La vie est belle". Sa vie à lui, qu'il a presque intégralement consacrée à l'écriture, fut en tout cas à l'image de ce qu'il cherchait à prôner : l'art, le rire et la liberté.

Avec sept romans et un recueil de nouvelles, l'écrivain a su faire entendre sa voix égyptienne dans le monde littéraire français. Soixante ans qu'il vivait dans son hôtel, dans un certain dénuement - à l'instar de ses personnages - qui ne l'a pas empêché, bien au contraire, de devenir un "prince et un esthète de la littérature française".

22.06.2008

C'est le noooooooooord!

Silence radio cette semaine : je suis en corrections à Templeuve, la ville de France qui porte le mieux son nom.
Hasta la proxima!

21.06.2008

De vive voix.

Un extrait de "Tébessa" lu par Yohann Noblet sur la scène du St Denis, le mercredi 18 juin 2008:


podcast
 

20.06.2008

La Croix-Rousse m'appartient!

Ne craignez rien, je n'ai pas perdu la raison, enfin, pas plus que d'habitude. C'est juste un bel extrait de l'article que "le Progrès" a consacré à "Tébessa", que je mettrai très bientôt en ligne.

Très belle soirée au St Denis pour ceux qui l'ont vécue : 80 personnes réunies dans cette belle salle, plein de gens qui repartent avec leur petit livre jaune orangé, un film absolument magistral par son dépouillement et la tension qu'il recrée.

Je mets en ligne quelques-uns des instants de cette soirée:

le devoir de mémoire?

podcast

la focalisation interne?


podcast

la dimension philosophique?


podcast


Pourquoi la Croix-Rousse?


podcast
 

Claude Raisky fait  les questions, j'essaie de faire les réponses.

16.06.2008

Pour la beauté du geste...


Avant d'écrire, il faut écouter; et quand on écoute de façon obsessionnelle, on découvre d'autres choses que celles qu'on avait entendues. Celle-ci, vous le savez, je ne m'en lasse pas. Elle est en passe, dans ses trois versions, d'être la chanson que j'aurai le plus entendue dans ma vie... Mais je ne sais pas si c'est grave : c'est juste, peut-être, des mots qui font écho. N'empêche, quand des échéances approchent, je me mets ça en tête, maintenant. Quand j'avais seize ans, c'était "Nothing to fear". À vingt, "le Mal de vivre". À trente, "la chanson de Dolorès". À 40, donc, ce sera celle-ci:

15.06.2008

Je m'voyais déjà...

Certains diront que ça se joue entre George Clooney et "Bienvenue chez les Ch'tis", d'autres que ça tourne aux "jeux de dupes", je répondrai que la vérité est entre "nés en 68" et, qui sait, un beau "conte de Noël" avant l'heure. A mercredi?  

 

P6150150.jpg

11.06.2008

CIFA se précise!

Quelques informations sur la soirée du 18 juin... Une lecture, par un jeune comédien, d'extraits de Tébessa aura lieu juste après sa présentation, dans le premier temps de la soirée. Je souligne déjà le plaisir et l'émotion de me retrouver, quelques trente années plus tard, à l'affiche du cinéma dans lequel j'ai connu toutes mes émotions de l'enfance, des Walt Disney jusqu'à la bombe Star Wars! C'était en 1977...

PROGRAMME STDENIS.jpg


Après quelques mots de Claude Raisky, l'éditeur, sur le sujet de la mémoire et de la fiction, le film de Philippe Faucon, "la trahison" sera projeté. C'est l'adaptation du livre autobiographique et éponyme de Claude Sales, qui commandait une section chargée de missions de guerre psychologique et faillit être assassiné par les appelés algériens qui travaillaient avec lui.

Plus d'infos sur ce film

Un pot de l'amitié clôturera la soirée. Des exemplaires de "Tébessa, 1956" seront mis en vente par la librairie des Canuts et dédicacés à l'issue de la séance.

10.06.2008

Mise en abyme à l'intention d'individus naïfs ou peu scrupuleux.

Avec la complicité de mon ami Bibi :




Toutes les notes