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17.05.2008

Tébessa, la revue de presse

Tébessa, 1956
Un article paru sur le blog fréquenté et fréquentable de mon ami Jean-Yves Sécheresse, mon Keith Richards du D.2.2 (Comprend qui peut et comprend qui veut!)

http://www.jysecheresse.com/

« Un mec comme lui, on n’aurait jamais dû l’envoyer en Algérie ; pour lui, 56, ça aurait dû être l’année de son mariage, sa mère aurait été contente, elle chez qui il devait revenir tous les soirs, après le boulot, sans dire autre chose de la soirée que bonsoir, m’man ! »

C’est de la guerre d’Algérie dont parle Laurent Cachard dans son roman « Tébessa, 1956 ». De la guerre, du contingent, de ces gones venus de Villeurbanne ou de la Croix-Rousse, partis au départ pour 18 mois, peut-être trente voire quarante-huit comme disait alors la rumeur.

Dix jours pour arriver à Marseille sans passer par la case « Bonne Mère », Alger, la casbah, la mort et juste avant la mort la mémoire en désordre. Celle de la guerre. Les cours d’horticulture avec Monsieur Perroud. Michèle Ferrara à la J.O.C. Lendroit qui passe l’arme à gauche et à qui on ne pourra pas rembourser cette dette de mille Francs. Le souvenir de Louise qui habitait rue Dumenge. Dormir. Mourir.

Les gradés pensaient parfois qu’il s’appelait Bernard et non Gérard. Il avait vingt ans. C’était à Djeuf, canton de Tébessa, en AFN comme on disait à l’époque, un 5 avril 1956. Tombé au combat. Dans la fiche administrative dressée par le service de santé et signée par l’officier gestionnaire on avait fait l’inventaire de la valise de Gérard : un portefeuille contenant un talon de mandat, une carte d’identité, une pipe, un briquet, une brosse à habits, deux gants de toilettes…Un roman dont je vous conseille la lecture.

Laurent Cachard, « Tébessa, 1956 », Editions Raison et Passions, 13 Euros.

L’ouvrage est disponible à « La librairie des canuts » (4ème), « Le Bal des ardents » (1er) et à « La Librairie du Tramway » (3ème).

Si vous habitez « ailleurs », contactez l’éditeur 33 rue Philippe Genreau, Dijon.


Marie Albertini m'a fait l'honneur d'une critique diffusée aux documentalistes et aux conférences Lettres et Philosophie de l'enseignement agricole :

"Je vous recommande la lecture du roman de notre collègue Laurent Cachard, enseignant en lettres et philo au lycée horticole de Lyon-Dardilly, récemment paru aux éditions Raison et Passions.

" Tébessa, 1956" nous plonge au cœur de la guerre d’Algérie à travers l’itinéraire d’un jeune homme de 20 ans, pris dans une embuscade à Djeurf, canton de Tébessa. Face à cette guerre qu’il n’a pas choisi, face à la mort qui le frôle à chaque instant, Gérard tente la seule échappée possible, celle de la mémoire, mêlant les souvenirs et les amitiés de l’enfance, à ceux et celles à peine nés, des combats. Il n’est pas toujours sûr de trouver les mots justes, Gérard, il a souvent préféré se taire, il est plus à l’aise dans les jardins que dans les livres, même s’il n’a pas oublié Prévert. Sans doute, il n’aurait jamais imaginé qu’il pourrait ainsi tisser le fil de ses pensées, que les mots auraient cette force, qu’ils dévaleraient les pentes de sa jeune vie, le porteraient au-delà du fossé, le lieraient pour toujours à ceux qu’il a aimé. L’écriture de Laurent Cachard nous conduit au plus près du cœur d’un homme, dans son essentielle et dérisoire singularité."


René-Pierre Colin, Professeur de Littérature comparée à l'Université Lyon II m'a envoyé ce mot, que je me permets de dévoiler ici :

"Je ne vous ai pas encore remercié pour l'envoi de votre roman. Je suis dedans et le doute n'est pas permis: c'est un sacré bon livre. Votre écriture s'impose, personnelle, juste, efficace. Elle fait voir, elle fait sentir. Pas un poil de graisse dans tout cela, rien qui savonne. Vous allez droit au but sans aucune afféterie. C'est dire que j'aime beaucoup votre roman. J'espère qu'il aura tout le succès qu'il mérite et j'espère aussi que vous allez poursuivre dans cette voie."

Commentaires

bravo, très beau blog, ont sens la pation pour l'informatique mais aussi le sens de l'estétique, en plus on a les mêmes gouts litérraires
Quel tallent ! Merci à vous

Ecrit par : Herchaud | 15.06.2008

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